samedi 29 décembre 2007

Bob l'éponge.

Chers lecteurs,
le sujet d'aujourd'hui est grave. Finit la gaudriole et les serpentins, adieu foie gras, gras du bide et crise de foie. Bon, pas tout à fait d'accord mais c'est bien parce qu'on doit remettre ça dans deux jours.
Je voulais vous faire part d'un de mes traits de caractère très particulier, qui est surement trouvable chez d'autres personnes je pense et qui m'a pourrit la vie ce matin. Ce phénomène, c'est celui que j'ai bien nommé "Bob l'éponge". J'explique. Il s'agit en fait de l'art de tout garder pour soi, bien caché au fond, les joies comme les peines bien sûr, ce qui agace et ce qui fait plaisir aussi, évidemment; et de tout recracher d'un coup, dans un accès de colère incontrôlable qui n'a, à la base, rien à voir avec les choses qui sortent de sa bouche.
Pour être plus concrète, un exemple. Je m'éveille d'une excellente nuit de 12h dans les bras de mon cher et tendre Chou et je l'enjambe pour pouvoir me mettre en position debout et descendre déjeuner. Je mets un pied par terre, le droit pour être de bonne humeur, et là... c'est le drame. Parce qu'au pied de mon lit, Chou a laissé la veille ses habits en touillon, le livre qu'il a lu, une boite de mouchoirs, son téléphone, une bouteille d'eau parfois voire ses lunettes. Et bien sûr, non content d'avoir posé ses affaires en vrac par terre, il les a étalées tout le long du lit, ce qui ne me laisse absolument aucune chance de les éviter. Vous qui me connaissez assez bien maintenant, vous sentez le coup de gueule qui monte ? Non mais c'est vrai, quoi de plus agréable que de marcher sur le caleçon sale de la veille de son homme, sur un bouquin qui glisse sur la moquette et provoque un claquage au réveil ou sur la belle paire de lunettes super fragile dès le matin ? Si encore il faisait un tas, je pourrais savoir où il est et éviter ce petit désagrément mais non. Mon lit fait 1m90 de long et y'a 1m90 de merdes à lui par terre sur une bande de 40 cm.
Bon ça, c'est le phénomène A on va dire, celui qui provoque la colère lambda, celle de tous les jours, susceptible d'intervenir dans n'importe quelle relation amoureuse, quelles que soient les personnalités des membres du couple.
Attention, ça se complique car la dispute une fois entamée, apparait le phénomène B. Il réunit à lui seul les millions de petites choses sur lesquelles on a évalué auparavant qu'elles ne méritaient pas une dispute mais qui finalement doivent irrépréssiblement sortir là, maintenant, tout de suite. S'engage un ping-pong du genre "Pourquoi tu es grognon alors que j'ai rien fait", "Bah justement, c'est parce que t'as pas rangé hier soir que je grogne et d'abord je grogne pas (pauv' con ; ça, ça se dit pas mais on le pense très fort), "Et d'abord t'es pas ma mère!", "Non et heureusement !!!" "Et t'es pas ma femme non plus"... Et là, phénomène B : "Alors pourquoi quand je viens chez toi c'est pour faire la vaisselle, le ménage, le repassage, la bouffe et les courses?!" Et vlan.
Etrange non ? C'est parti d'un coup, on n'a rien vu venir ni l'un ni l'autre. Ca n'a rien à voir avec l'idée de départ ce phénomène B. Et il peut aller très très loin. Par exemple la dispute sur le bordel du matin qui a déjà bifurqué sur "Je suis pas ta bonne" peut s'engager dans "Mais d'abord j'étais pas grognon, vraiment c'est le camembert qui dit au roquefort tu pue ! j'ai haussé le ton à cause que toi tu me parlais déjà pas correct !!! ", et à monsieur d'enchainer "C'est pas vrai, moi je suis toujours souriant et avenant alors que toi, je supporte tes sempiternelles colères" (note, j'avais prévenu, j'ai jamais menti sur la marchandise ! ) et là, re-phénomène B : "Oh l'autre comment qu'il a la mémoire courte, tu te souviens pas du jour où [...] c'est qui qui faisait la gueule et qui a ralé alors que j'avais rien demandé, moi ?"
Très étrange donc ce phénomène "Bob l'éponge". Selon Gad Elmaleh, il est propre aux femmes. Je ne suis pas tout à fait d'accord, vous noterez bien que c'est monsieur qui a commencé avec un "t'es pas ma mère" qui reflète un compexe oedipien refoulé ou que sais-je encore, une volonté de petit garçon de s'habiller tout seul comme un grand, peut-être... Enfin bref, bien complexe que ce phénomène, qu'en pensez-vous ?

mercredi 19 décembre 2007

Télé-magouilles ?

Bon, ça faisait longtemps qu’on n’en avait pas un peu discuté ensemble et ça vous manquait… Pas vrai ? Je veux parler de Nabot bien sûr. Oui Nabot et son super gouvernement hyper actif (surtout pour nous faire souffler dans un éthylotest parce que Michel Drucker a dit que c’était quoi qu’il fallait faire), Nabot et ses boulettes internationales (« Ta gueule » en libyen, ça se dit « Rama Yade » ?), Nabot et ses œuvres humanitaires… Chez Mickey !!!
Et oui, voilà où je veux en venir. Je suppose que vous n’avez pas raté une once du joli conte de noël qu’il nous propose. Et même pas diffusé sur TF1 en plus. Qui a dit que la Une était à Nabot ce que Télé Moscou est à Poutine ? Franchement, c’est pas gentil. Il communique pas du tout avec ses amis Mougeotte et Le Lay. Il leur a même pas encore envoyé une carte pour la nativité.
Enfin voilà, ce matin à la radio, j’entendais un gugus de l’Express dont j’ai oublié le nom critiquer ouvertement les journaux de TF1, à la botte de l’Elysée. Et voilà que PPDA est un journaleux qui ne sait que faire la promotion de ses livres, et Pernault et son méga-top journal de 13h en prend aussi pour son grade à cause qu’il défend son bout de gras et donne des leçons de journalisme à tout le monde alors que lui il y connaît queue d’ale.
Bon, c’est vrai que TF1 est la seule chaîne (et bien la seule de chez seule) qui n’ait pas traité le sujet brûlant du lifting de Cécilia. La voilà rajeunie de quinze ans, se faisant appeler Carla et prétendant être chanteuse. En tout cas, elle est l’atout cœur du président, elle l’a confirmé après les clichés-volés-posés à la parade de Disneyland. Ce à quoi la chaîne répond, PPD en tête que « Ce n’est pas de l’info, ça relève de la vie privée ». (Je cite texto ce que j’ai entendu en direct à la radio ce matin)
Ok, notre président a une conquête, ce n’est plus une rumeur. Il sort avec la people que tout le monde s’est tapé, de gauche de surcroît. Oui non parce que faut rappeler aussi que la belle s’est cognée, en plus de son Raphaël écrivain de qui elle a un fils, Mick Jagger, Vincent Perez, Charles Berling, Jean-Jacques Goldman ou encore Laurent Fabius. Rien que ça ! Nabot s’affiche donc avec ce joli minois et effectivement, c’est son problème. Après tout, on s’en fout, il peut bien sortir avec elle ou une autre, peut importe. C’est sa vie. J'ai 23 ans aujourd'hui et je m'en cogne.
Mais si la vie privée du président on s’en fout, pourquoi est-ce qu’on a fait tant de tintouin sur son divorce ? « Parce que c’était la première fois qu’un chef d’Etat divorçait dans l’exercice de ses fonctions. » dixit PPD. Donc si je résume les dires de notre présentateur de JT adoré, les infos peoples, c’est pas de l’info, sauf quand c’est inédit. Ok donc la vie très privée des peoples n’a rien à foutre dans un journal télévisé… Rappelez moi juste combien de sujets ont été faits sur le mariage d’un certain TP avec une bomba latina en juillet dernier… Ca aussi on s’en foutait, c’est même pas un chef d’Etat et il est même pas champion du monde. Et de surcroît, c’était pas non plus le premier basketteur à se faire passer la corde au cou que je sache ! C’était de l’info ça ?
Alors puisqu’il s’agit ici d’une guéguerre entre journaleux qui ont tous la même carte de presse, laissez-moi ouvrir un débat qui en fait est la question sous-jacente de cette histoire : Les journaleux peoples sont-ils de vrais journaleux ? Non parce que si la vie des peoples c'est pas de l'info, pourquoi est-ce qu'on la trouve dans TOUS les journaux ?

lundi 17 décembre 2007

Cadeaux et boules de neige

J-7 avant la nuit fatidique ou le Papa Noël va se décarcasser pour nous distribuer à tous joujoux et boulets de charbon, selon notre degré de gentillesse de l’année écoulée.
Et voilà qu’on se lance dans la dernière ligne droite, la dernière semaine avant les vacances, les derniers jours pour acquérir les cadeaux de chacun. On épuise nos ultimes énergies pour que tout soit parfait, que rien ne manque.
On choisi avec un soin méticuleux les plats du réveillon et ceux du jour de noël. On veut faire original et puis finalement on retombe toujours dans les grands classiques : foie gras, fruits de mer et bûches glacées. On a écumé les magasins divers et variés pour trouver les couleurs des décorations de la table et de la salle (même si choisir est un bien grand mot dans ce cas, vu que les magasins ont été investis par des tendances Valérie Damido et qu’en fait, si on veut autre chose… bah on n’a rien !)
On ruine notre pouvoir d’achat dans des coups de fils incessants aux proches qui partageront cette fête avec nous, pour leur expliquer le chemin, leur demander d’amener ceci cela, pour compléter ce que nous sommes bien incapables de faire, faute de temps. Et on peut être sûr que quelque chose sera oublié. Bah oui, y’en a bien un qui va se perdre dans la pampa le 25 décembre au soir ou qui va oublier son costume VIP et passer le réveillon en survêtement façon Deschiens. Les coups de fils servent aussi à se dire des "t'es où ?" et des "Je prends ça, tu crois que ça ira ?" ou encore des "Qu'est-ce que tu veux pour Noël ?" ce à quoi les gens répondent un peu au hasard tellement ils ne savent plus où donner de la tête. Sauf pour la dernière question. Mais on ne donne jamais une vraie réponse franche. En général, les plus feignants se contentent d'un "bah je sais pas" voire d'un "rien" ou d'un "ce que tu veux". Et les enfants... Ah ces chères têtes blondes qui elles savent très bien ce qu'elles veulent : LE jouet qu'on ne va pas trouver dans les trois premiers magasins, celui que tout le monde a commandé, celui là même et pas un autre : la maison de Charlotte aux Fraises code AFD775 sur le catalogue Jouets Club du mois d'octobre page 3 !!!
On emballe avec soin ces cadeaux dans des papiers qui coûtent les yeux de la tête (si si, 3,20€ le rouleau, ramené en francs c’est carrément démesuré !) On a bien fait attention de choisir les plus beaux d’entre tous, ceux qui sont "in" et qui mettront en valeur le fait qu’à travers eux, nous sommes tendance. Les plus classiques choisirons le papier uni en plastique bleu, vert, rouge, or ou argent… Ce papier de merde qui se déchire mal et qui est une vraie torture pour celui qui emballe le cadeau. Les autres choisiront les best-sellers du moment : les pères noël et les boules sur fond rouge (à ranger également dans la catégorie classique), les Winnie l’ourson (quand je pense que quand j’étais petite, il existait déjà, je l’adorait et j’étais bien la seule de mon entourage !) et les rouleaux qui ressemblent au papier peint de la dernière émission D&Co, baroque noir-blanc-rose fushia ou chocolat-crème-moka. Perso, j’ai tellement de cadeaux à emballer que j’en achète des classiques et des fashion et j’adapte selon la personne à qui le présent est destiné. J’ai commencé samedi, j’ai continué ce matin et je n’ai toujours pas finit. Faut dire que Coyotte, le chaton de 5 mois de ma grand-mère ne m’a pas trop aidé. Pendant que je rabattait un coté d’un paquet pour une de mes cousines (un sac Molly Mocket mais ça on s’en fout… Enfin non, on s’en fout pas vu que le sac a une forme tordue assez hard à emballer. Franchement, un monde ou les sacs sont en forme de nonos à toutou parce que la blondasse dedans promène quatre chiots avec une seule laisse c’est crédible ça ? … Ils connaissent pas les formes primaires chez Molly Mocket non de Dieu ?!) Bref, j’ai rabattu les premiers côtés l’un sur l’autre et je tente de m’appliquer pour refermer le troisième quand Coyotte, assis en face de moi dans un amas de sacs plastiques où il s’éclate, trouve drôle de s’élancer pour finir tête la première dans le quatrième coin du paquet pas encore fermé. Et voilà que le sac nonos de Molly Mocket est enfoncé dans la partie que j’étais en train de scotcher et qu’il faut tout défaire pour tout refaire. Encore heureux que le papier n’ai pas été déchiré, sinon j’emballais dans la seconde suivante une descente de lit en vraie peau de chat à ma grand-mère !!!
On a passé le week-end dernier à courir dans les magasins divers et variés, bousculant, cherchant avidement l’article que l’on avait repéré. Quoi ?! Comment ça plus en stock ? Je me suis ruinée le dos, les bras, les reins dans le métro à courir tout Paris, moi qui n’ai pourtant que des cadeaux… OUPS !!! Failli faire une gaffe et trahir mes secrets ^^, oubliez la phrase. Aujourd’hui encore, on se creuse la tête pour ne pas offrir un simple chèque à une personne qu’on aime.
J-7 avant le grand jour et rien n'est prêt. C’est fatiguant Noël.

mardi 11 décembre 2007

Le blues ça veut dire que je t'aime

Ce soir j'ai envie de pleurer. Mais les larmes ne viennent pas. J'ai envie de ne pas y penser. Mais je ne pense qu'à ça. Je viens juste de réaliser et ça me fait un mal de chien. Un an. Un an et toujours la même peine, la même rage, les mêmes questions qui trottent dans ma tête, les mêmes peurs, les mêmes doutes.
Et pourtant tellement de choses ont changé en une année. J'ai raté mon CAPES, redoublé pour la première fois de ma vie. L'un d'entre nous s'est marié, ça n'était pas arrivé depuis 17 ans. On a fait une grande fête et on a beaucoup pensé à toi. Un autre a promis de le faire, chez nous, dans notre fief, bientôt. Un bébé va venir, une nouvelle génération, un nouvel avenir.
J'ai été publiée aussi. J'ai fini une chose dont tu aurais pû être fier et je n'ai même pas eu le temps de te le dire. Je t'ai dédicacé pour l'éternité ce morceau important de ma vie. Parce que tu y joue un rôle essentiel. Tu partage cet ouvrage avec un autre, l'Autre qui est parti lui aussi, bien avant toi, avec la même douleur. J'espère que tu ne m'en voudras pas. Encore une question dont je n'aurai jamais la réponse. Sais-tu qu'en écrivant, je me demandais quels acteurs seraient les mieux appropriés pour jouer nos rôles si un jour on me demandait de transformer cette histoire en film ? Pour toi, j'avais un imaginé un grand parmis les grands... Lui aussi est parti cette année. Il s'est envolé de la cage aux folles pour te rejoindre. Il n'y aura jamais de film. En y réfléchissant, il y en a beaucoup de grands du cinéma qui sont devenus des étoiles cette année : Jean-Pierre Cassel, Michel Serrault, Jean-Claude Brialy. Te souviens-tu que Papa a joué avec lui ? Un officier allemand face à Arsène Lupin. On a trouvé le film en dvd sur une brocante. Je cite les grands du cinéma en priant pour que la liste ne s'allongent pas trop, pas trop tôt, mais il y en a d'autres, qui méritent autant d'être cités : Lucie Aubrac qui jusqu'au bout est allée raconter la guerre dans les lycées sans faire l'apologie des résistants, simplement pour raconter sans fioritures son histoire s'imbriquant dans cette grande Histoire qui me tient tant à coeur ; Luciano Pavarotti ; l'abbé Pierre ; le mine Marceau et Jacques Martin, prince de la télévision en son temps.
Ca y est, c'est passé. J'ai versé quelques larmes mais je n'ai plus envie de pleurer. J'ai juste envie de me souvenir avec ce petit sourire nostalgique. Me souvenir de ta générosité, de tes colères, de tes manières un peu bourrues qui ne cachaient pas l'amour que tu nous portait à tous. Me souvenir de ces surnoms que tu nous donnais : La belle-en-cuisse, Marguerite... C'est toujours ma fleur préférée.
Je n'ai pas osé te dire que j'avais rencontré quelqu'un. Que cet homme est merveilleux et qu'il me rend heureuse. Comme toi, il a ses défauts et comme les tiens, je les aime parce qu'ils ne gâchent en rien ce qu'il est. Il est séduisant, me fait rire. Il est présent et à l'écoute. J'aurai voulu te le présenter. J'aime imaginer qu'il t'aurait plu.
Je suis contente malgré tout, parce que nous sommes tous en bonne santé, que nous allons fêter noël ensemble. Et tu seras là. Quelque part dans la pièce, dans les mémoires, dans l'étoile en haut du sapin peut-être. Tu trôneras comme d'habitude, tu surplomberas la pièce et capteras tous les éclats de rires, les blagues, les cris de joie et de surprise des petits devant l'ombre du Père Noël et les cadeaux dont les papiers d'emballage vont voler haut encore et finir par mettre un bordel monstre dans la pièce. Tu voudras encore manger des fruits de mer alors que ton diabète te l'interdit. Tu tiendras tête à tes enfants qui te le rappeleront et tu cèderas devant les suppliques d'un petit enfant qui est presque aussi tétu que toi.
J'ai envie de t'écrire pour la première fois, je crois, ce que je n'ai pas osé te dire il y a un an. Parce que tu étais si mal et que tu n'aurais probablement pas aimé : je t'aime. J'ai préféré alors te transmettre les mots de ceux qui ne viendraient pas plutôt que de prononcer les miens. Je ne regrette rien. Tu n'aurais pas aimé que je te dise ça. Tu n'avais pas besoin de l'entendre. On n'a jamais eu vraiment besoin de se le dire dans la famille, de simples regards suffisaient.