mercredi 10 juin 2009
Ziboux est dans la merde
lundi 8 juin 2009
La blague du jour
Cet après-midi, Papa et Maman s’en vont.
Ils abandonnent filles, chat, poisson rouge et maison pour un séjour au paradis. Oui, en Sicile.
Il promet ce voyage ! Ils sont en train de faire leurs valises à l’heure où j’écris et c’est super drôle à voir. Papa n’arrive pas à se mettre dans la tête qu’il fera 30 degrés à la sortie de l’avion et qu’il n’a pas besoin de pulls et de pantalons. Maman quant à elle, hésite à emporter tout son placard. Le soucis, c’est que c’est limité à 20kg de bagages et que si elle blinde sa valise, elle ne pourra pas ramener à ses adorables filles les cadeaux promis (à savoir gâteaux aux amandes et arrangine, oui y'a que d'la bouffe... Et alors ?!!) Mon chat voit les sacs se remplir et se dit que c’en est fini : on va tous partir et elle va devoir encore rester seule. Elle a horreur de ça !!! Heureusement que la grosse mouche qui se ballade dans la maison est là pour la distraire.
Samedi donc, j’ai mis en berne mes révisions pour aller faire les courses. Un véritable bonheur les courses avec ma sœur. Ma sœur qui n’avait qu’un seul objectif, acheter de quoi faire UN repas à un copain dans la semaine ; alors que Maman et moi faisions des provisions pour plus d’une semaine ! Donc arrivés dans le magasin, ma sœur se barre pour faire ses amplettes et nous suivons la liste de notre côté. Arrivées au bout, nous allons choisir les fruits et légumes : avocats, salade, pommes de terre, nectarines, fraises, framboises. Que du bon mes amis ! Ma sœur arrive et là, râle sur le contenu du caddie :
- « MAIS POURQUOI T’AS PRIS DE LA PUREE ?!?
- Parce que y’en a plus.
- ET POURQUOI T’AS PRIS DES PATATES AUSSI ALORS ?!?
- Parce qu’on n’en fera pas le même usage.
- MAIS SI, C’EST PAREEEIIIL !!! »
- … (*non, je vais avoir du mal à faire une salade de pommes de terre avec la purée en sachet !*) (Oui, des fois, vaut mieux ne rien répondre à ma sœur plutôt de s’engager dans une conversation stérile où elle ne lâchera pas l’affaire tant que tu ne lui aura pas accordé raison.)
Bref, nous finissons nos courses. Arrivées à la caisse, ma sœur m’interpelle d’un ton super aimable :
- « TU TOUCHE PAS AU CARPACCIO, C’EST PAS POUR TOI !
- Si tu le dis…
- NAN, C’EST POUR LE REPAS AVEC MON POTE MARDI SOIR (et là, blague du jour : ) D’AILLEURS MARDI SOIR T’ES PAS A LA MAISON !!!
- Ah bon ? Bah si, j’y serai ! J’ai cours le lendemain. C’est pas la fête du slip non plus. J’y suis encore chez moi et c’est pas toi qui y fait la loi !
- NAN ! BAH TU MANGES PAS AVEC NOUS !!!
- … (*si tu veux, j’entrevois le plateau-télé pépère tranquille dans le salon*)
Il va être bien ce séjour sans les parents, je le sens. Remarquez, ma sœur est constipée depuis une semaine et je peux être un puissant laxatif ambulant quand je veux… Criera bien qui criera le dernier !
jeudi 28 mai 2009
Je le savais !
lundi 25 mai 2009
Les petites chaussures noires

J’avais achetée une paire de chaussures. Une jolie paire noire, passe-partout et élégante. Des talons pas trop hauts, confortables. Un petit nœud vernis dessus. Un achat mûrement réfléchi.
J’avais longuement hésité. Après tout, j’ai déjà le même modèle en violet. Et puis 15€, ça ne parait pas cher aujourd’hui mais si on parvient à se souvenir que ça fait 100 francs et qu’on ne les aurait jamais mis dans cette paire de chaussures avant que l’euro n’apparaisse, on se dit que finalement on n’en a pas si besoin de ça de cette paire de chaussures. Mais bon, je n’en ai pas des chaussures comme ca. Des passe-partout qui font ni trop habillées, ni trop négligées. Alors j’ai craqué.
J’avais imaginé pleins d’occasions où je pourrais les porter. Mais pas celle-là. Si j’avais su que j’inaugurerai cette paire de chaussures pour une occasion pareille, je m’en serai bien passée.
Hier soir, je suis rentrée chez moi. Furieuse contre la connasse qui a refusé de reculer pour me laisser rentrer ma voiture dans la cour et m’a obligé à me taper un nouveau tour de pâté de maison. Tout ça pour se garer en warning devant le portail de mon voisin pour aller chercher sa baguette de pain. Une pouf quoi.
Bref. Maman a attendu deux secondes que je me calme avant de m’annoncer la nouvelle. Isabelle est partie. Elle ne reviendra jamais. Elle a rejoint les anges. Isabelle, c’est la plus jeune des cousines de mon père. Elle avait 39 ans et un crabe sournoisement ancré en elle. Ca fait chier. C’est pas juste.
Je pense à sa fille qui entre dans l’adolescence et va devoir l’affronter sans une mère à ses côtés. Je pense à son mari, cousin de mon père lui aussi, qui doit être fort pour deux. Je pense à ma grand-mère qui était aussi sa marraine. Je pense à ma tante qui a fini son traitement contre un autre crabe féminin et qui, je le sais, va être minée encore plus dans son chemin vers la sérénité à retrouver. Je pense à mon autre tante, autrement plus proche de cette cousine. Généreuse, elle est partie le matin de l’annonce de la tragique nouvelle pour la Corse, histoire de remonter le moral à une amie, malade elle aussi. Je pense à mon cousin, à Béziers, bientôt papa. Lui, il a vécu chez ces cousins pendant un bon moment. Je ressens le dilemme qui doit le ronger : venir lui dire au revoir ou rester près de sa compagne, enceinte de huit mois trois quarts.
Je savais que cette semaine serait dure à supporter. Les résultats d’admissibilité tomberont jeudi et vendredi. Mais je ne pensais pas qu’elle serait dure à ce point-là. Pas dure dans ce sens-là. J’avais achetée une paire de chaussures. Une jolie paire noire. J’avais imaginé pleins d’occasions où je pourrais les porter. Mais pas celle-là.
lundi 18 mai 2009
En bref
En bref parce que j’ai pas vraiment le temps ni l’inspiration pour pondre un post sur chaque nouvelle.
En bref parce que c’est comme ça pis ch’est toute !
On a été à la foire de Paris avec Maman et ma sœur et on s’est bien amusées toute la journée. La foire de Paris, c’est bien parce que tu peux trouver un casse dalle genre sandwich au foie gras du petit producteur et verre de blanc qui va bien avec pour 5€. La foire de Paris c’est un peu tout le temps la même chose et en même temps, vu que tu connais, tu perds pas de temps dans les stands inutiles où tu t’es fait avoir l’année d’avant et tu repères direct les vrais trucs nouveaux. A la foire de Paris, on a mangé une tartine de Lyon, de chez tartine s’il te plait, dégoulinante de fromages et avec du jambon bon à l’intérieur. A la foire de Paris, on a pris l’apéro en goûtant les productions corses et basques : charcuterie, fromage et sangria. Trop bieng ! A la foire de Paris, on a passé des heures aux stands bien-être et loisirs créatifs à cause que pour une fois, les gars étaient pas avec nous pour râler qu’on était trop longues. A la foire de Paris, on s’est faites maquillées, tatouées, coiffées, bichonnées, gratos, mais on ne s’est pas fait blanchir les dents aux rayons parce que les gens qui le faisaient, ils avaient l’air un peu beaucoup ridicules. A la foire de Paris, ma sœur a réussi à avoir un cours de maquillage gratos quand le stand voisin le proposait pour 30€ et a lâché son numéro de téléphone au gentil vendeur basque d’Espelette qui nous a ravitaillées en sangrias et en cochonnailles. A la foire de Paris, on a découvert la brioche de Saint Génix, à la praline et à la fleur d’oranger. A la foire de Paris, j’ai racheté un panamá, de l’Equateur, à cause qu’ils font les vrais et que c’est le seul chapeau que je trouve digne de ma tête. A la foire de Paris, on a toute craqué pour la barrette trop bien, en bois avec des jolies perles, qui te fais un chignon qui tient impec’, même sur mes cheveux qui n’acceptent aucun accessoire. Et en revenant de la foire de Paris, on s’est rendu compte qu’on avait acheté des trucs de filles, que d’aucun jugerait totalement inutiles mais que nous, on est super contentes d’avoir. *Et Ziboux avise la petite fée peinte au vernis grâce à la machine trop simple d’utilisation qui se balade sur son ongle*
Avec Maman, on est allées voir Coco avant Chanel. Avec Audrey Tautou. C’était bien. Enfin c’était bien… Disons que ce film a le gros handicap d’arriver après la diffusion d’un double téléfilm sur le même sujet, qui était plus long et plus respectueux de la vie de Gabrielle Chanel avant qu’elle ne devienne une grande prêtresse de la mode. Donc bon, les acteurs sont bien, les costumes sont bien, les images sont jolies et de fait on passe un bon moment. Après, si on est une chieuse dans mon genre, on met un gros bémol dans la mesure où ils ont fait n’importe quoi avec la chronologie dans le scénario, quitte à éluder complètement les deux guerres mondiales alors que justement, Coco s’est construite à ces périodes. Sympa mais sans plus.
Sinon j’ai toujours pas vu Incognito. Pourtant c’est pas faute d’avoir essayé ! Figurez-vous que samedi soir dernier nous avons été au cinéma, pour la dernière séance, 22h15. Arrivée 22h10. Evidemment, le samedi soir, y’a du monde. Donc le cinéma a décidé de reculer l’heure de tous les films pour vendre un peu plus de billets. Il restait environ 100 places dans chacune des douze salles, une bonne cinquantaine de gens toutes files confondues derrière nous. Le cinéma aurait pu fermer les portes, vendre à ceux qui faisaient la queue et commencer les films. Mais non. Donc quand nous sommes arrivés au guichet, la séance était commencée depuis cinq minutes, chose que le vendeur n’aurait pas précisée si je ne le lui avais demandé. Et cinq minutes de Bénabar en moins, au prix de la place de ciné, c’est niet ! Donc on a fait demi-tour. Je veux aller voir Bénabaaaaaaaar !!!
En ce moment, je vais assister aux colles d’oral de ma fac. C’est bien. La prof de géo m’appelle la mitraillette à cause que quand je fais le jury, je pose trop pleins de questions sur tout et n’importe quoi qui puisse se raccorder au sujet à celui qui passe.
Et quand je passe des colles moi-même, je tire toujours le sujet qui n’a aucun bouquin dessus à la BU, parce qu’on a une bibliothèque trop naze. Donc, je fais des leçons « très prometteuses » mais un peu à côté de la plaque, vu que je ne peux pas faire mieux sans les livres qu’il faut (qui seront tous à la bibliothèque lors de l’oral, je vous rassure). Et des fois, ça m’énerve parce que les profs qui donnent ces sujets ne sont pas du tout compréhensifs et t’enguirlandent parce que t’as pas fait ce qu’ils attendaient. Sauf qu’ils auraient pu regarder avant ce qu’on pouvait faire comme sujet avec les livres qu’ils ont mis eux-mêmes sur le chariot qui nous est dévolu à la bibliothèque. Et comme le sort s’acharne contre moi, quand le prof devient intelligent et donne le sujet à l’avance pour que tu ailles le préparer à P8 où la BU est la mieux fournie, bah le jour où tu dois le préparer, d’une t’es malade à crever et de deux, c’est jour de blocage/manif’ et la BU n’est pas accessible ! Grmblbl !!!
Et à part ça, j’ai fini de lire le tome 3 du Chant des Sorcières de Mireille Calmel… Raaaaaaaaaghhhhhhhhhh ! Je veux le tome 4 !!!!!!!!! Comment ça pas encore édité ?
jeudi 2 avril 2009
Brève du soir
Maman : Oh, Ziboux frise quand elle revient de la piscine !
Ziboux : Non, c’est même pas vrai d’abord !
Papa : T’as été à la piscine aujourd’hui ?
Ziboux : Bah oui ^^
Papa : Et alors ? T’as pissé dedans ou dehors ?
Ziboux : …
Papa : Oui, t’as piss’in ou piss’out ?!
(oui, je sais, des fois, quand mon père fait des blagues, on pourrait croire qu’il est belge, mais non en fait)
Maman : Et ben non d’abord il faut pas faire pipi dedans la piscine sinon ca fait un précipité rouge et tout le monde le sait que c’est toi !
Petite sœur : NON C’EST MEME PAS VRAI D’ABORD ! C’EST JUSTE DES HISTOIRES QUE LES MONOS RACONTENT POUR PAS QUE LES ENFANTS FASSENT PIPI DANS LA PISCINE. Y’A QUE LES ENFANTS POUR CROIRE QUE CA FAIT UN PRECIPITE ROUGE DANS L’EAU QUAND TU FAIS PIPI !
(Oui, c’est pénible, mais ma sœur parle très fort, même quand y’a pas de raison et j’ai rien trouvé de mieux pour l’exprimer que les majuscules… désolée)
Papa : Hein : Qui croit que ça fait un truc rouge dans l’eau ?
Petite sœur : Bah les enfants !
Papa : Non, ta mère aussi !!!
lundi 16 mars 2009
Et de trois !
Cette année au capes, c’était pareil et pas pareil à la fois. Même centre d’examens, même types de surveillants. Toujours aussi aimables d’ailleurs. Ca doit être un critère de sélection je pense, au moins pour les chefs de salles. Parce que les autres dans le fond, on ne les entend pas vraiment. Ils surveillent la salle, donnent brouillons et copies supplémentaires sur demande avec un sourire parfois optionnel mais pas plus. Par contre, le chef, il beugle comme un SS et menace systématiquement celui qui n’obéit pas de noter son nom sur le procès verbal de l’examen. En gros, ça veut dire recaler le candidat. Cette année donc, un nouveau SS en veste vert olive en velours hideux, une nouvelle place dans une nouvelle salle mais toujours des tables aussi petites.
Je ne sais pas pourquoi ils s’obstinent à nous donner des copies aussi grandes alors que les bureaux sont si petits. Individuels, ils sont sûrement très adaptés pour les matières littéraires où il ne suffit que de sa trousse et de ses méninges pour bosser sur le sujet. Mais nous, scientifiques, nous avons besoin d’espace parce que la trousse n’est pas notre seul matériel. Non, pour bien faire, il faut en plus une trousse de crayons de couleurs (pas la boite de 12, le camaïeu n’y est pas assez développé, il faut au moins 4 types de bleus et de verts) à laquelle vous devez ajouter la trousse de feutres fins pour schémas et cartes de synthèse (obligatoire et valant ¼ de la note en géographie), plus le paquet de mouchoirs pour éponger les larmes quand le sujet est trop dur et pour estomper les coups de crayons histoire de rentre la carte plus jolie que celle des autres, plus le gabarit pour faire les triangles, ronds et autres carrés bien triangulaires, ronds et carrés et bien sûr, le compas pour les très grands ronds (plus de deux cm de diamètre). Et je ne parle même pas de la bouteille d’eau, des gâteaux de soutien moral et physique. Oui, parce que le gâteau, quand on réfléchis sur un sujet qui prends la tête, qu’on a mal à la main à force de gratter, qu’on n’a pas mangé depuis 6h du matin et qu’on sait qu’on ne va pas sortir de la salle avant 14h15, il est salvateur. De la torture je vous dis les concours ! La bouteille d’eau d’ailleurs pour moi, contenait du sirop. Faut pas être diabétique quand tu passes les concours !
Bref, tout ça sur leur petit bureau riquiqui, ça rentre pas. Alors moi, j’m’en fout. Marre de ramasser mes trousses qui tombent donc cette année, les gabarits et les victuailles se sont retrouvées directement à terre, près de ma chaise. En plus, ça évite de pleurer sur sa connerie quand on renverse sa bouteille mal fermée sur sa copie écrite à l’encre gel pourrie au bout de 4 heures d’examen sur 5. J’l’ai vu, j’vous assure que la nana, je l’ai plainte de toute mon âme.
Bref, je ne sais pas comment ça se passe pour les autres matières, mais chez nous on a une dissertation en histoire et une en géo. 5h pour exécuter le travail. Quatre matières en histoire (ancienne, médiévale, moderne et contemporaine) et trois en géo (France, question régionale et question thématique) à réviser. Une seule des 4 ou 3 matières tombent. Chacune a une question un peu précise parce que quand même, c’est vague sinon. Par exemple, la question de médiévale portait sur pouvoirs, Eglise et société entre 888 et 1110 dans les royaumes de France, de Bourgogne et de Germanie. D’aucun trouveraient ça facile, je les invite à venir passer le concours avec moi pour leur prouver le contraire ^^.
Et chez nous, le grand jeu avant les écrits c’est de tenter de trouver ce qui va tomber dans chacune des épreuves. La matière en particulier. Alors chacun y va de son petit pronostique, on fait des statistiques savantes pour voir quelles questions sont tombées, quand, à quelles intervalles etc. Et les profs aussi. Je crois que l’an dernier, personne n’est allé aux écrits sans savoir que la moderne tomberai. Mais cette année, que nenni. Pas de fuite. Alors les profs ont joué aux statistiques et ont recommandé de bien réviser dans l’ordre : contempo, médiévale, ancienne, moderne. Et en géo, les profs sont quand même moins cons, ils ne jouent pas à ça. Les élèves sont parfois cons aussi parce qu’ils écoutent les profs qui disent ça. Et preuve a été faite que c’est une très très mauvaise idée.
Cette année, on n’y a pas coupé, les profs ont conseillé, les élèves ont écouté. Moi, non. N’allant qu’en géo et qu’à un seul cours d’histoire, je n’ai rien entendu de cela et ai bossé les 7 matières à part égales. Le jour J, juste avant de monter dans les salles, j’ai demandé à mes collègues ce qu’ils pensaient voir tomber. Contemporaine à l’unanimité. Moi l’air de rien, j’ai fait remarqué que déjà l’an dernier, ils avaient mis un sujet très difficile pour évincer un maximum de monde et que si j’étais à la place du jury, je mettrai la matière qui embêterai le plus. Genre la moderne qui a une super mauvaise cote et que personne n’a révisé parce que c’est tombé l’année d’avant et que deux fois la même matière, vraiment ça ne s’était jamais vu.
Vous devinez la suite je le sais. Bien sûr la moderne est tombée deux fois de suite. Bien sûr les mouchoirs ont estompé bien des larmes de rage aux imbéciles qui avaient jugé inutile de la réviser. Bien sûr, JE l’avais révisé. Au bout de 2h30 d’examen (heure à laquelle on a le droit de quitter définitivement la salle) la moitié des candidats dans toutes les salles sont partis, rendant des copies blanches au presque. Le mouvement était tel qu’il a surpris les surveillants et à fait friser la syncope au SS en chef.
Moi, je suis restée 5h, j’ai fait 13 pages et je suis sortie plutôt contente. Le soir, j’ai bien rigolé en regardant les forums où les candidats dépités refusant d’admettre qu’ils s’étaient fait avoir au jeu de pronostiques crier à tue-tête que c’est le sujet de réserve qui est tombé. Mauvais joueurs !
Le lendemain pourtant, à l’épreuve de géographie, il y avait beaucoup de gens qui n’avaient quasiment rien rendu la veille mais qui sont revenus en espérant réaliser l’exploit en géo. Ou pour l’honneur, c’est selon. Et croyez moi, le mot « exploit » n’est pas de trop car comme 90% des candidats sont des historiens purs qui n’aiment pas la géographie et qui n’y comprennent rien, réussir à décrocher le 16 en géo est carrément du domaine du mythe. Le sujet tombe, classique : La Russie et ses façades littorales, géographie régionale. Là, je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai été touchée par la grâce probablement. J’ai vu en dix minutes ce qu’on attendait et en une heure, j’avais fait ma problématique, mon plan détaillé et la carte de synthèse, que la plupart des gens font en un quart d’heure à la fin. J’ai quand même fait 12 pages de dissertation, plus la carte et sa légende mais la quantité, on s’en fout, comptent uniquement la qualité, la méthode et la propreté du devoir.
Et maintenant ? J’attends les résultats pour fin mai. Et je continue à travailler. Parce que mine de rien, tous les professionnels ont l’air très contents de mon travail et son bien optimistes pour la suite. Moi je ne crois que ce que je vois et je suis assez autocritique pour savoir que mes copies sont loin d’être parfaites. Une chose est sûre, je vais travailler encore bien plus les oraux. On ne sait jamais. Vu les copies nullissimes en histoire et le peu de probabilité de réussite en géo, ma moyenne pourrait bien me placer dans les 1200 veinards qui iront aux oraux… Comme dirait tata : « on veurra »…
mardi 13 janvier 2009
Si je rate le capes...
En échange, "le gardien de l'île" aura pour mission de se balader sur les plages de sable blanc, explorer les fonds sous-marins, effectuer quelques "menus travaux" et alimenter chaque semaine un blog avec photos et vidéos.
L'heureux élu, qui sera logé dans une villa de trois chambres avec piscine et golf, doit être bon nageur, excellent communicant et capable de lire et écrire en anglais.
"Il faudra aussi de temps en temps parler aux médias de ce qui se passe sur l'île. Les candidats ne doivent donc pas être trop timides, ils doivent aimer la mer, le soleil, les activités de plein air", a déclaré le Premier ministre par intérim du Queensland, Paul Lucas, qualifiant cette offre "de meilleur job au monde".
Il a également expliqué que cette initiative s'inscrivait dans le cadre d'une campagne destinée à préserver l'industrie touristique du Queensland, qui pèse 18 milliards de dollars, pendant la crise économique actuelle.
Les candidatures, valables depuis tous les pays du monde sur le site www.islandreefjob.com, sont ouvertes jusqu'au 22 février.
Début mai, une sélection finale aura lieu sur l'île de Hamilton avec onze candidats. Le gagnant se "mettra au travail" à partir du 1er juin.
dimanche 21 décembre 2008
Veni, vedi... VICI !!!
Et ça n'a pas été une mince affaire, croyez-moi. Comme toujours, j'avais envie de ne dire à personne quand serait la date du prochain examen pour ne pas subir les conseils très inutiles et stressant des gens bien intentionnés de mon entourage qui pensent que c'est motivant quelqu'un qui vous saoule. Bien sûr, je n'ai pas pu faire comme bon me semblait vu que je devais encore des heures à l'auto-école, heures à payer avant l'examen sous peine de non présentation, tant pis pour ta gueule. Donc j'ai dû aller réclamer le petit rectangle signé de Maman qui m'a demandé bien sûr pourquoi c'était si urgent et à qui j'ai dû répondre vu que mentir à ma mère relève quasiment de l'exploit. Heureusement, elle s'est abstenu de tout commentaire, de tout conseil que, de toute façon, j'aurai fuit avec empressement vu qu'à chaque fois c'est les mêmes et qu'à chaque fois, ils ne font que me mettre davantage de pression. Bon, vous vous en doutez, ma mère est une maman comme les autres et même si elle a pas envie d'en donner, des conseils, bah elle essaye quand même. Le matin du mercredi, jour J donc, dans la salle de bain, j'attrape un élastique et je m'attache les cheveux vite fait. J'ai pleins de bosses, des mèches dans tous les sens. J'm'en fout, ça sera pire en arrivant à l'auto-école. Mais Maman qui passait par là m'a un peu grondée : « t'es mal coiffée, fait un effort, mets toutes les chances de ton côté ! » Oui Maman, non Maman, j'dois y aller, au revois Maman. Et vlan ! La porte. Et plouf ! La pluie. OUIN !!! C'est pas vrai, je suis maudite de chez maudite ou quoi ? Vous n'allez certainement pas me croire chers lecteurs mais dans toutes les heures de conduite que j'ai prise, jamais je n'ai conduit sous une pluie battante. Si, j'vous assure. J'ai eu la petite bruine qui ne mérite même pas qu'on mette les essuies-glaces, la chaussée mouillée par la grosse saucée que j'ai prise en allant à ma leçon mais pas de pluie battante pendant les leçons. Et là, ce jour-là précisément. Celui où il ne fallait pas qu'il pleuve. Bah il pleut à torrents. Bon, je prends le parapluie, maudit tout ce qui me passe par la tête en allant à l'auto-école, tente vainement de me rappeler les vitesses autorisées en temps de pluies dans les différents pièges du secteur où je passe l'examen. Rien n'y fait, il pleut toujours et moi je sombre de plus en plus dans une angoisse infâme malgré les cachetons homéopathiques et le super massage détendant que mon kiné m'a accordé la veille.
La monitrice arrive dans la voiture. Tient, parlons-en justement de la voiture ! Bien sûr, c'est trois semaines avant mon examen que les voitures de l'auto-école ont été changées. Donc au lieu de la pigeot de d'habitude, je dois me faire en vitesse à la citron 3. Évidemment, l'ouverture du capot n'est pas au même endroit, évidemment, y'a un tas de commandes que je ne connais pas et que ma monitrice ne connait pas plus que moi. Bon, elle voit que je panique un peu. Elle me propose de conduire pour aller au centre, histoire de me chauffer et de voir ce que ça donne sous les trombes d'eaux. Je prends donc le volant, angoisse un peu vu que les inspecteurs aiment pas trop voir les postulants arriver au volant de la voiture, comme si le moniteur n'était plus habilité à nous coacher le jour du permis. J'arrive, je me gare, rangement bataille en arrière, un peu raté, pourvu que l'inspecteur ne me demande pas ça ! Bon et là, on attend. La monitrice me rassure du mieux qu'elle peut. Et ça fonctionne à peu près, j'ai un très bon feeling avec elle. Elle a un manteau avec de la moumoute au bout des manches, porte-bonheur me dit-elle, je touche la moumoute, on ne sait jamais. De toute façon, je ne l'aurai pas ce permis. Je vais encore tomber sur un hystérique du volant et de la pédale, un angoissé du jeune conducteur, un maniaque du placement sur échangeur biscornu.
L'inspectrice arrive. C'est une femme, une petite jeune qu'à pas 35 ans et qu'est encore plus mal coiffée que moi (spéciale dédicace à Maman : « tu vois qu'ça servait à rien !!! ») Elle monte seule avec la monitrice dans la voiture, le deuxième candidat s'en va vers l'intérieur du centre d'examen où il fait plus chaud et moi, j'attends. Je monte ensuite dans la voiture, présente ma carte d'identité avec ma photo de mise en garde-à-vue sans la plaque à numéro dessus (heureusement, ce ne sera pas cette photo sur le vrai papier rose, ouf !) et tente d'écouter les consignes que je pourrais réciter par cœur tellement je les ai entendues. Un peu comme les gens qui prennent souvent l'avion. Je démarre, m'approche de la sortie du centre et prie pour qu'elle ne me dise pas « gauche et ensuite à gauche », là où je me suis plantée la première fois, sur l'échangeur alakon. Et ben dans l'mile Émile ! Gauche et gauche. Bon, no panique. Il y a un feu rouge juste avant, je vais pouvoir regarder bien les marquages au sol avant de me lancer. Le feu est bien rouge, je m'arrête et je regarde devant moi. Meeeeerdeuuuuu ! La chaussée est super bombée, on voit rien du marquage. Bon tant pis, à l'arrache. Tellement à l'arrache que j'ai failli pas tourné mais bon, lentement, sûrement, et ça passe. Ensuite autoroute et prière mentale « pourvu qu'il n'y ait personne, pourvu qu'il n'y ait personne ». Je sais, à 9h du matin, j'ai beaucoup d'espoir. Bah coup de bol monstrueux, à chaque fois que j'ai eu à m'inserrer, changer de voie, personne. Si, j'vous assure, l'autoroute vers Paris, vide, juste pour moi. A part un péquenot qui roulait à 70 que j'ai dépassé avec la peur au ventre vu que la citron 3 fait BIIIIIP quand on dépasse la vitesse autorisée.
Ensuite, petit parcours en agglomération peinard. Des endroits que je connaissais pas mais où je ne me suis même pas plantée, même sur le piège que l'inspectrice qui jacte du réveillon avec ma monitrice sans rien dire sur ma conduite a voulu me tendre. Une petite intersection, je m'arrête au stop. J'attends qu'elle me dise droite ou gauche quand j'avise à gauche un joli sens interdit. Donc j'attends pas la consigne et je vais à droite. Niqué le piège !!!
Elles arrêtent pas de parler, de leurs mecs, de leurs vies, j'ai l'impression de balader deux copines et le mieux, c'est que ma monitrice m'inclue dans la conversation, ce qui me permet de prouver que je peux conduire et discuter en même temps.
Arrive le temps des manœuvres. Pour commencer, marche arrière en ligne droite où j'ai eu le droit au seul commentaire de mon examen. Et pas un truc bien grave. Ensuite, créneau. Mais à gauche, s'il vous plait ! Alors hop hop hop, je tourne mon volant dans tous les sens, fait comme à chaque fois, bien mais pas du premier coup, sans pour autant ressortir de la place, comme une personne normale quoi. Et ben ce qui valait un B la dernière fois me vaut un A ce jour-là. Chic.
Les questions : « montrez-moi la carte grise » Sous ton siège madame, y'a pas de boîte à gants dans le citron. Ok. « Où est le réservoir du liquide lave-glace ? » Meeeerdeeuuuuuuu ! Faut ouvrir le capot ! Bon no panique, je cherche loin derrière le volant et ensuite je galère dehors par moins quinze pour trouver le loquet. L'inspectrice est gentille, elle me tient le capal pendant que je lui explique comment faire, et pourquoi que faut du liquide spécial hiver. On referme, on repart et on rentre. Pas par l'autoroute, alléluia ! Là, c'est du rond-point, de la route que je connais, pas de problème. Je descends après avoir dit au revoir et avise ma montre. J'ai conduit 30 minutes au lieu des 40 règlementaires.
Y'a plus qu'à attendre. Putain, bah c'est long deux jours ! J'avais oublié à quel point. Avec le capes, on se dit que non, obligé y'a des heures qui se font la malle tellement les jours passent vite mais là non. D'autant plus que rien n'a transpiré de l'inspectrice. La monitrice pense que c'est bon mais ne veut pas s'avancer, ça se comprend. J'ai fait envoyer le résultat chez Chou, comme d'habitude. Mais vendredi matin, jour de mon anniversaire, alors que je devais partir chez moi, toujours pas de facteur. Chou m'a apporté le saint-Graal à 21h. Positif le saint-Graal. Yes ! Bon, je savais déjà le résultat vu que ma sœur avait une heure de conduite et que les moniteurs avaient eu la réponse eux. Elle s'est alors empressée d'appeler ma mère, avant moi, juste pour que je sois la dernière au courant !
Alors à tout ceux qui m'ont encouragée, écoutée, soutenue, aidée, à Clo qui est venue un dimanche matin me faire faire des manœuvres en échange d'un petit dej', à Maman et Papa qu'on payé, à la monitrice qu'à fait preuve de patience extrême, à Guillaume qu'à été mettre un cierge pour moi à l'église le mercredi matin (c'est véridique) : MILLE MERCI et MILLE BISOUS !!!
Call me Penelope Joli-coeur, I'm motorised !

PS : j'emmerde tout ceux qui pensaient et qui pensent encore que je suis une catastrophe sur la route, très souvent ils ne sont pas franchement des modèles de conduite... Ils ne me gâcheront pas ma joie.
dimanche 23 novembre 2008
D’amour et d’eau fraîche
Souvenez-vous, l’an dernier, Chou et moi avions déployés des trésors d’imagination pour se surprendre à cette occasion. Lui m’avait monté un bateau énorme avec la complicité de pas mal de gens pour m’offrir un dîner en tête-à-tête dans un restaurant à la cravate obligatoire et aux menus pour dames sans prix. Moi de mon côté, j’avais offert à Chou une « soirée porte-jarretelles ». Au menu, deux bonnes places pour aller voir Cabaret, la comédie musicale rendue culte par Madame Lisa et un petit dîner concocté par mes soins. Et bien sûr j’avais investi dans de la lingerie appropriée. Tout avait été merveilleux. Pas de cadeaux ratés (Chou et moi sommes des spécialistes), pas de fausses notes. Idyllique.
Cette année, nous avons préféré une soirée entendue ensemble. Pas de surprises. Enfin pas tout à fait, on ne peut pas vraiment s’en empêcher. Donc nous avions convenu ensemble de célébrer nos deux ans d’amour chez lui, en se préparant un repas pas comme d’habitude. Comme j’ai déjà à plusieurs reprises fait des petits dîners surprises chez lui pour quand il rentre du travail, il a demandé à cuisiner seul un menu surprise pour moi. Bien, très bien même, aucune objection.
Vendredi donc, je me suis rendue chez lui, chose de plus en plus facile depuis qu’il a accepté de me donner un jeu de clefs de son appartement, convenant que c’était bien plus pratique ainsi. Je suis donc arrivée et dès 17h30, Chou est entré dans la cuisine avec ordre pour moi de ne pas y mettre les pieds sous aucun prétexte. Sur ordre de mon homme, j’ai donc joyeusement glandouillé ^^. Quand tout fut prêt, nous sommes passés à table. Et là… le drame !
Chou avait prévu des chèvres chauds sur lit de salade. Bon pour ça, pas trop de problème, c’était très bon. C’est après que ça s’est corsé. Suivait normalement un tournedos et un gratin dauphinois. Le tournedos, acheté chez le boucher du quartier était comme à chaque fois excellent. Pour le gratin, on ne peut pas en dire autant. Malgré son heure tout entière (voir plus) dans le four et sa tête très appétissante, les patates se sont obstinées à refuser de cuire. Nous nous sommes donc privés de légumes en pensant que nous nous rattraperions sur le dessert.
Parlons-en justement du dessert. Mon dessert préféré : le gâteau basque. Un gâteau sablé garni d’une crème pâtissière qui met en émois mes papilles mais qui est très très TRES difficile à réaliser. Et dans le commerce, il est super difficile d’en trouver un bon si on n’habite pas dans ledit pays basque. Chou pourtant a tenté. Ma sœur lui avait fourni une recette que ma mère avait achetée là-bas. Je ne vais pas faire durer le suspense, le gâtal était raté de chez raté, absolument immangeable, encore pire qu’un surgelé plein de flotte. Tentant de consoler mon amoureux, déçu d’avoir loupé la moitié du repas, je demandais à voir la recette. Or à bien y regarder, rien de semblait convenir à la préparation du dessert. Chou avait suivit très scrupuleusement la recette mais rien n’y a fait. La preuve donc qu’elle n’était pas la bonne. C’est sûr qu’en partant avec les pneus crevés, on ne risque pas de gagner le tour de France !
Nos deux ans d’amour ont donc été perturbés quelques peu, pas tout à fait comme on l’aurait voulu. Peu importe, tant qu’on s’aime et qu’on est ensemble. Après tout, nous avons très bien survécu en vivant d’amour et d’eau fraîche ^^
lundi 10 novembre 2008
Babioles et cotillons
Vous l’aurez compris chers lecteurs, la fin de l’année est un moment critique, autant pour mon porte-monnaie que pour moi. Mes parents ayant décidé de prendre le créneau « décembre » pour les naissances de leurs enfants, tout est groupé dans le même mois. Aussi, noël est devenu un moment crucial dans l’année. Oui parce que si vous y réfléchissez bien, les gens qui sont nés en décembre doivent attendre 12 longs mois pour recevoir des cadeaux. Et croyez-moi parfois c’est très long. En plus, personnellement, je ne peux même pas roublarder avec ma fête vu que la sainte se rapportant à mon prénom est de mi-novembre. Grmblbl ! Aussi, bien qu’un peu énervée de voir que notre société de consommation pousse les grandes distributions à envoyer les catalogues de jouets de plus en plus tôt (octobre cette année, bientôt ce sera pour août !), j’avoue que la réception desdits catalogue fleure assez bon pour moi : plus que deux mois et demi à attendre.
Et c’est au moment de rédiger cette fameuse liste de toutes les choses dont on s’est privé pendant douze mois en se disant, je le demanderai à noël (juste au passage, étant née 8 jours avant la nativité, noël et mon anniversaire pour moi est devenu tire-bouschtroumpf et schtroumpf-bouchon) ; c’est au moment de rédiger cette fameuse liste donc, que je suis subitement atteinte d’une crise d’Alzheimer aigue. Plus moyen de se souvenir de ce qui pouvait me faire envie il y a ne serait-ce que trois mois. Oh monde cruel ! C’est donc pleine de bonne volonté que je me creuse les méninges. Quand j’étais plus petite, c’était très facile, y’avait les catalogues de jouets pour aider et si par mégarde (ou volontairement ?), Papa et Maman les avaient rangés dans la poubelle, la télévision prenait bien soin de me vanter les mérites de tel ou tel jouet à l’heure du goûter. Oui mais voilà, les poupées blondes en silicone, ça ne m’amuse plus tellement, pas plus que les tampons hygiéniques et les assurances obsèques.
Si j’aimai les séries, je pourrai profiter de ce moment pour mettre sur ma liste les coffrets des saisons une à X. Oui mais voilà, je suis déjà abonnée à recevoir la seule série que je peux regarder sans me lasser. Je table donc sur les livres. Le Calmel nouveau et le dernier Weisberger sont pour novembre, ça sera donc parfait. Oui mais des livres, là, aujourd’hui, pile le jour où je décide de faire ma liste, ça ne me dit pas tellement. Tant pis, je note quand même. Bref. Je réfléchis encore. Des bijoux. Je suis une femme, déjà petite j’étais une femme, j’adorais les bijoux. Une vraie pie. Je regarde donc ce qui me manque et à l’évidence, ce que j’aimerais pour noël ou mon anniversaire, c’est sentir de nouveau le contact d’une chaîne et d’un pendentif en or (pas en plaqué or, n’essayez pas d’arnaquer la pie ^^) autour de mon cou, tout nu depuis qu’un vilain pas beau me l’a arraché au coin d’une rue. Oui, ça, ça me ferai infiniment plaisir. Une petite chaine toute simple, pas trop longue, avec un pendentif à la fois mignon et féminin, peut-être avec une pierre ou deux, un passe-partout indémodable. Sauf que ce genre de cadeau coûte un bras et que c’est pas tellement le genre de la maison de faire raquer ceux qui veulent me faire plaisir.
Je continue ainsi mes déambulations mentales. Je suis même allée errer dans les magasins en tous genres pour me donner des idées. Mais rien. A peine un cd. A vrai dire, je vous mens depuis le début chers lecteurs. J’ai quelques idées qui peuvent agrémenter ma liste. Oui mais voilà, ces idées-là, présents qui me seraient vraiment utiles et qui me réjouiraient, ont un coût qui s’avéreraient ne pas être un cadeau pour celui qui choisirai de me l’offrir.
Qui à dit qu’un cadeau n’avait pas de prix ?
mercredi 29 octobre 2008
Carte postale
Chers lecteurs,
Me voilà revenue d’un petit séjour en Alsace dont j’ai bien profité. Merci Nagui ^^. Pour ce faire, Chou et moi avions jeté notre dévolu smartbotesque sur un charmant hôtel trois étoiles au pied du Haut-Koenigsbourg. Nous en avons bien profité.L’Alsace est un pays humide mais les gens y sont accueillants. Ils sont très doués en cuisine. Leur seul défaut est qu’ils ne prennent pas les tickets restaurants et qu’à force, ça coûte un peu cher. Mais après tout, on ne vit qu’une fois.
Les Alsaciens sont aussi des gens qui savent où ils vont. Cela nous a posé quelques petits problèmes.
L’hôtel tenait toutes ses promesses : une chambre ravissante avec vue sur la forêt des Vosges, un ascenseur pour accéder à ce nid d’amour et une piscine ouverte de 9h a 23h pour notre plus grand bonheur. Piscine et jacuzzi, précisons-le, dont nous avons allègrement profité. Le château du Haut-Koenigsbourg est très sympa à visiter.
Nous avons adoré ce petit moment en amoureux. Chou on repart quand tu veux ^^
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
Bande de curieux,
Me voilà revenue d’un week-end en semaine (enseignant de l’éducation nationale oblige) au bout du monde, là où les panneaux sont sous-titrés en allemand et où il n’y a pas de tour Eiffel. Rassurez-vous, c’était bien quand même et on a presque rien payé vu qu’on l’a gagné chez Nagui. Chou et moi avions choisi dans le catalogue de la smartboite la photo avantageusement prise d’un hôtel qui n’a pas été inspecté depuis longtemps au pied d’un endroit à l’orthographe difficile à retenir. On s’est éclatés.
Bon, ok, il a plu tout le temps et le parapluie est devenu notre meilleur ami mais les Alsaciens s’en foutent, ils ont l’habitude. On s’en est mis plein la panse. Par contre, ces cons ne prennent jamais les tickets restos et on a raqué sévère sur la bouffe. Mais on s’en fout, c’était trop bon.
En plus, ces couillons sont incapables de mettre les panneaux de signalisation au bon endroit. Il faut arriver à 1 km du bled pour voir son nom apparaître et pas toujours en français. On a tourné comme des imbéciles pendant trois plombes pour trouver notre chemin. Rassurez-vous, on a réussi à revenir dans notre monde civilisé.
La photo de l’hôtel tenait toutes ses promesses mensongères : une chambre de neuf mètres carrés avec salle de bain au quatrième étage et vue sur le brouillard (sauf la nuit où y’avait vue sur le noir… enfin à partir de 17h quoi), un ascenseur qu’il fallait attendre trois heures et une super piscine que tu en baves d’envie devant ton écran (fais quand même gaffe à ton clavier). On a passé notre week-end de début de semaine à buller dans le jacuzzi en amoureux. On ne s’est même pas engueulé pendant les trois jours en tête à tête. Chéri, c’est quand qu’on recommence ?
jeudi 9 octobre 2008
La petite culotte qui voulait jouer avec mes nerfs
D'abord, elle avait l'avantage d'aller avec tout soutien-gorge noir qui se respect. Elle était même tellement simple qu'elle en devenait classe quand elle était bien portée (et c'était le cas !) Mais surtout, cette petite culotte avait le bon goût (fort rare aujourd'hui, vous en conviendrez) de ne jamais, je dis bien jamais, rentrer dans les fesses de sa propriétaire.
Parlons-en d'ailleurs de sa propriétaire : une jeune femme simple et irrésistible, reine incontestée du dessous féminin et même carrément sexy parée de sa petite culotte adorée. C'est moi, vous l'aurez tous compris chers lecteurs (oui j'ai foutu ma modestie au placard une heure, le temps d'écrire, ça fait pas de mal) Bref, cette petite culotte était de toutes les soirée importantes. Elle pouvait se cacher sous un pantalon sans faire de traces horribles et supportait farpaitement les jours d'assauts de l'armée rouge. Elle se glissait tout aussi bien sous les robes les plus osées, au moulage carrément indécent. Parfaite je vous dis.
Seulement voilà, un jour, la petite culotte s'est fait la malle. « C'en est assez, s'était-elle dit, à force de m'adorer, je vais finir par m'user plus vite que je ne devrait ! Je m'en vais. » La propriétaire s'en trouva fort peinée. Comment donc, ma petite culotte adorée, ma compagne de toutes mes vacances depuis que je l'ai acheté. Elle m'a quittée. La garce !
Or donc, ne voulant croire à un évasion du dessous tant aimé, la propriétaire s'était mise en quête de sa coupine, la cherchant partout. Elle soupçonna mère et sœur de lui jalouser une culotte si parfaite. Aussi, elle retourna sans ménagement aucun les paniers et tiroirs contenant les dessous semblables des membres féminins de sa famille. Mais rien. Pas la moindre traces de la petite culotte noire si parfaite. Dans un moment de doute, elle appela Chou car peut-être que le dessous un peu coquin à ses heures s'était caché dans sa chambre. Seulement voilà, si c'était le cas, il fallait le trouver vite car il habitait encore chez sa maman et nul doute que le dragon rouge aurait tôt fait de retrouver MA petite culotte, chez ELLE. :S Je sais, c'est très angoissant et terriblement gênant. Mais non, après de vives recherches ni Chou ni sa mère ne mirent la main sur cette farceuse de culotte qui commençait doucement à m'énerver (notez, je suis restée calme très TRES longtemps pour une fois !). Finalement, je mettais la disparition de cette petite culotte trop parfaite pour être vraie sur le compte de la machine à laver mangeuse de vêtements.
J'en fit donc le deuil et dépensais très vite une petite fortune pour une petite culotte noire, cette fringue faisant partie des indispensables de toute garde-robe digne de ce nom.
Et puis, la semaine dernière l'air de rien, en rangeant mon tiroir à dessous (bon ok, en vrai c'est m'énervant contre ce foutu tiroir trop petit) je la vis. Elle était là, telle qu'elle avait toujours été. Parfaite. Mais avec presque deux ans de plus dans la tronche. Bien pliée au milieu de ses congénères. Hallucinant, je l'enfilais avec soin, cette petite culotte qui voulait jouer avec mes nerfs. Et, toujours aussi parfaite, elle épousa les formes de mon corps, exactement comme il y a deux ans. Flatteuse. Elle n'a pas changé et moi non plus ^^
***bonheur du jour***
mardi 23 septembre 2008
L’heure, c’est l’heure !
jeudi 19 juin 2008
Deux solutions…
Ok, j’explique.
Comme tous les mois, j’ai reçu par mail il y a peu de temps les noms de ceux qui ont mis à jour leurs fiches sur potodécole (bon d’accord c’est pas ça le vrai titre du site mais comme tout le monde le connaît, tout le monde a compris) Comme je suis un peu curieuse du devenir des gens que j’ai pu connaître ou croisé, j’en consulte quelques unes, seulement celles où les noms me disent quelque chose. Dans la liste, il y avait le nom d’une fille que j’ai vaguement croisée à cause qu’elle était aussi amenée à être présente à mes galas de danse. Gentille la fille, pour le peu que j’ai eu à la fréquenter. Aux dernières nouvelles, elle venait de rompre ses fiançailles (de se séparer en somme vu que pour la plupart des gens, le mot « fiancer » ne signifie plus rien à part s’attacher l’un à l’autre avec pour objectif lointain de se marier dans un avenir pas proche du tout) de rompre ses fiançailles donc avec un copain d’enfance à moi. J’ai donc cliqué sur son nom par curiosité. Sur les fiches, maintenant, on peut voir tout de suite ce que la personne a modifié. Ca évite de tout lire ou relire. Et elle, elle avait changé son état « en relation avec quelqu’un » en « célibataire ». Jusque là, rien de choquant. Mais en regardant ce qu’elle avait changé d’autre, je remarque le détail qui tue. Le détail que n’importe quelle fille digne de ce nom ne peut pas louper tellement c’est gros comme une maison quand on tombe dessus. La demoiselle avait modifié son métier. Elle n’était plus simple « vendeuse » mais « vendeuse en lingerie » Et pan ! Langage féminin « on » : cherche mec. Et non contente de ce changement subtil de vocabulaire, elle ajoute « mannequin cabine ». Et vlan ! On ajoute « vite » à la demande implicite.
Je ne critique en rien les choix de cette fille quand à se présenter sur sa fiche. Chacun a bien le droit de faire comme il lui plait. Si ça se trouve, c’est même totalement involontaire et elle ne s’est même pas rendu compte de l’appel au copain potentiel lancé. Ceci dit, ça m’a amusé de constater cela.
J’en ai fait part à Chou, annonçant la chose comme drôle (au sens d’intriguant) et racontant ce fait, sans en dévoiler mon avis sur les modifications de cette fiche, j’ai vu le visage de Chou rester impassible voire vide de toute compréhension. « Et ? » m’a-t-il demandé. Et l’on en revient à l’introduction de mon post.
Soit ils le font exprès, soit il y a une case optionnelle qui n’a pas été cochée lors de leur élaboration.
Soit il a farpaitement compris la manœuvre dragueuse de la fille et il n’a pas envie de que sache qu’il a pigé parce qu’il sait que ça va me rendre jalouse et plus méfiante dans la mesure où cela signifie qu’il a réussi à trouver un décodeur rapide au langage de fille (arme absolue du mec qui à l’image de Mel Gibson dans Qu’est-ce qu’elles veulent les gonzesses peut ainsi faire de n’importe quelle femme ce qu’il veut selon ma théorie personnelle). Soit il n’a au contraire pas du tout capté le sous-entendu féminin de la modification et il a vraiment cette tête-là quand il ne comprend pas.
J’aime bien la deuxième solution ^^
lundi 16 juin 2008
La loi des séries
Samedi, comme nous en avions décidé ainsi, Chou et moi nous levons de bonne heure et de bonne humeur afin de nous rendre promptement à Provins pour profiter de la foire médiévale. Avant de partir, nous regardons l’itinéraire sur Internet et nous observons un peu les prévisions : pas de bouchons, un seul radar. Ok. Nous sautons dans la voiture où nous avons chargé nos affaires : un sac a dos contenant un pull pour Chou et une veste en velours pour moi et le parapluie orange fluo dont Chou est si fier. Il l’adore même je dirai. D’abord parce qu’il est orange fluo, sa couleur fétiche (autant vous dire que où qu’on aille, je ne le perds jamais ^^) et puis aussi parce qu’à chaque fois qu’il se trimballe avec, il ne pleut pas. C’est un peu notre garantie d’une journée agréable et sèche. Nous roulons donc à allure respectueuse des limitations parce qu’il y a un peu de monde sur la route. Bah oui, on est samedi, tout le monde va manger chez Mémé. Donc dans les voitures pleines de mômes qui font des tronches de cockers aux fenêtres, mp3 sur les oreilles pour les distraire de la misère qui les attend, on peut voir la plante verte qui ornera la table de Mémé Odette et le fraisier Carrouf que madame a choisi pour le dessert. Chou et moi discutons gaiement pendant le trajet. Un ralentissement qui se transforme en long bouchon très chiant arrive. Bon, y’en a qui seront en retard chez Mémé Odette, faute d’accident. Tant pis pour eux, ils n’auront pas droit à l’apéro. Sauf que bon, au bout d’un quart d’heure, on se dit que l’accident est plus grave qu’on ne le pensait. Le ralentissement est tel qu’on commence à penser qu’il y a des Mémé Odette qui vont pas mal pleurer. Et puis on aperçoit les gyrophares des voitures de secours… Sur la voie d’en face ! Bordel de merde !!! Y’a strictement rien sur notre chemin, si ce n’est une bande de cons curieux qui tentent de distraire les mioches en disant "regardez les enfants l’accident !" GRRRRRRRR !!! Pauv’ cons !
Arrivés dans la ville, nous trouvons un ciel radieux, un soleil tapant, adouci par une petit brise fort agréable. Nous garons la voiture dans le parking le plus proche de la ville, sans encombres (miracle !) et nous ouvrons le coffre, indécis sur les choses à prendre et à laisser. La petite brise étant quand même fraiche et connaissant le climat du pays, je propose à Chou de prendre quand même le sac à dos avec les manteaux, ne serait-ce que pour la fin d’après-midi qui risque de se rafraîchir. Chou approuve mais refuse de prendre son parapluie, le ciel est sans nuage et le soleil magnifique.
Arrivés dans la place, on a bien les crocs parce que dans l’excitation d’aller se promener en amoureux, on n’en a oublié de déjeuner le matin. On fait un tour dans le début de la foire en regardant les échopes mais aucun sandwich à consonance médiévale ne trouve grâce à nos yeux. Aussi, Chou propose de s’arrêter dans un restaurant, un vrai, qui propose des menus pas chers à l’occasion de la foire. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous nous asseyons en terrasse d’un resto sympa où les serveurs se sont costumés pour l’occasion. Nous commandons le menu tout con et patientons. Et là… PLOUF ! La saucée du siècle nous tombe sur la tronche. Au loin, nous voyons le beau ciel clair mais c’est comme si le gros nuage noir tout moche était pile au dessus de nos tête. Heureusement, nous étions en terrasse mais sous un auvent de toile qui nous aurait bien abrités si on n’avait pas été placés au bord. Perso, j’ai le bras droit trempé et je ne peux pas m’adosser à ma chaise dont le dossier est sous l’eau. Quant à Chou, il a la manche gauche trempée. Malgré tout, on se serre avec les voisins qui compatissent et les serveurs font leur maximum pour braver l’orage et nous apporter nos plats, chauds et pas mouillés, s’aidant de plateaux comme parapluie. Sous cette pluie diluvienne, la patronne est atterrée, elle essaye d’aider ses clients en les abritant sous un parapluie qu’elle tient mais en fait, l’eau coule tellement fort de son parapluie qu’elle arrose les salades fraîches et les clients plus qu’autre chose. Et les clients qu’elle voulait aider, c’était nous, bien entendu. L’addition arrive et le calme revient. De nouveau le soleil nous fait risette. Faux-cul !
Avec Chou, nous déambulons à travers la foire, riant de tout, bien amoureux et contents d’être là. Après tout, autant en rire, ça fait des souvenirs tout ça. Des rhumes aussi… Bref, nous trouvons Brume près d’une tente et papotons un peu avec elle, puis mon cousin au détour de la grande place. Tout nous amuse. Et même si on est venus avec un pit-bull au porte monnaie pour ne pas dépenser trop, on se dit qu’on reviendra en ayant un peu plus d’économies la prochaine fois. Après des heures de marche, de "oh !" et de "ah !" devant les étales de marchandises en tout genre, nous décidons de rentrer car nous devons nous rendre chez des amis le soir même. C’est ce moment qu’à choisi le petit frère du nuage tout noir pour pointer le bout de son nez et nous pisser dessus. Franchement, elles sont nazes les blagues des nuages ! On se serre l’un contre l’autre sous mon petit parapluie de fortune pliable pour rejoindre la voiture, mais on s’en fout parce qu’on a passé une bonne journée et qu’on est amoureux.
Le trajet retour se fait en un temps record. Il n’y a personne sur la route et en plus, le soleil est de nouveau au rendez-vous. Et le soir venu, nous contons notre journée à nos amis qui ont bien ri de nos malheurs humides, se vantant de n’avoir pas vu un nuage de toute la journée et jurant, et c’est tant pis pour eux, de ne jamais au grand jamais voyager avec moi !
mardi 10 juin 2008
La stratégie de l’échec
Bref, pourquoi suis-je une pro de la stratégie de l’échec ? J’avoue ne pas le savoir moi-même. Peut-être suis-je une fille perdue à l’instar des garçons perdus qui peuplent le Pays Imaginaire. Ceux-là ne veulent pas grandir. Peut-être est-ce inconsciemment mon cas. Je dis bien inconsciemment parce que consciemment, je vous rassure j’ai envie d’évoluer et surtout de ne pas régresser. Oui mais voilà, y’a un truc qui cloche. Alors je me dis que peut-être que ce n’est pas mon inconscient qui travail pour moi mais une poisse tenace qui s’accroche à mes baskets avec un plaisir sournois. Notez bien : l’an dernier, j’ai raté l’admissibilité au capes d’un demi-point et j’ai perdu mon grand-père. Déjà ça c’est pas mal. Cette année, qui devait être la bonne, c’est pire : j’ai raté largement l’agrégation (mais en y allant les mains dans les poches donc ça, je m’y attendais et c’est pas très grave en soi), raté encore l’admissibilité au capes pour trois points (c’est rageant, je sais), ai subit un vol avec agression en allant à la fac (je savais bien que c’était dangereux de traîner dans des endroits pareils !) et pour couronner la série, je me suis faite recalée du permis de conduire la semaine dernière. Le tout en un mois s’il vous plait !
Pour information le permis est une vaste blague, très injuste pour ceux qui ne vivent pas à la campagne. Et il l’est encore moins quand on s’appelle Ziboux. Jugez plutôt.
Il y a quatre ans, je tentais pour la première fois l’obtention du fameux papier rose à la photo très drôle quand on la regarde quelques années après. J’étais préparée à le passer sur un centre d’examen où on m’avait (comme à tous les élèves) fait repérer tous les pièges plusieurs fois. Tout devait bien se passer. Sauf que la veille du jour fatidique, le directeur de l’auto-école m’appelle pour me faire prendre deux heures en catastrophe : l’examen aura lieu sur un autre centre où je n’ai jamais conduit. Evidemment, c’est tombé sur moi et bien entendu, on ne m’a pas accordé le graal.
Qu’à cela ne tienne, quatre mois plus tard, me revoilà présentée. Le 1er avril (et c’était pas de la rigolade !). Tout devait très bien se passer selon le moniteur. Oui mais voilà, ce jour-là très précisément, c’était le bordel sur le centre d’examen pour cause de jour de marché. Ce passage-là était vraiment une bonne farce parce qu’à peine installée au volant, j’ai vu de mes propres yeux l’examinateur cocher la case « recalée » sur le papier jaune. Inutile de dire dans quel état d’esprit on tourne la clé de contact après cela.
Dégoutée à mort par ce système qui n’accepte aucune ristourne que la voie préétablie auto-école charlatan/examen pipé, je laisse quatre ans passer pour effacer ma peine. Après tout, j’habite dans un pays civilisé où la voiture n’est pas indispensable pour avoir une vie sociale.
Pleine de bonne intention, persuadée d’être plus forte que jamais, je suis allée confiante me réinscrire en juillet dernier. Le code se passe sans problème, quant à l’obtention d’une date d’examen pratique, vous connaissez déjà toute l’histoire. Jeudi dernier donc, je me suis présentée pour la troisième fois de ma vie devant une inspectrice qui subissait très probablement l’attaque de l’armée rouge pour la semaine, je ne vois que ça comme explication. En deux minutes, j’ai été recalée une fois de plus pour une faute que je n’allais pas commettre : une priorité à droite dont j’avais vu la voiture arriver au loin et dont j’avais entamé le freinage quand l’inspectrice a jugé utile d’appuyer plus fort que moi sur les pédales (j’ai eu le temps de dire trois fois Y avant que la voiture ne passe devant moi, comme quoi sa notion de l’urgence et de la mienne étaient sensiblement différentes). Elle a mis les pieds sur une commande, c’est terminé d’office mais j’ai encore une demi-heure à tirer de mon calvaire. Evidemment, j’ai eu le droit à la zone en travaux, à tous les cons du quartier qui me collaient au cul, faisant fi du panneau « auto-école » sur le toit de mon véhicule et devinez le plus beau… La zone du marché. Oui m’sieur-dame, encore ! La zone du marché où les inspecteurs ne t’emmènent jamais selon le moniteur (réponse donnée le matin même), peuplée de tous les suicidaires de la ville traversant n’importe où et n’importe quand. Mais les piétons, ce n’est pas ce qui m’a posé problème. Non. J’ai commencé à voir rouge quand dans une minuscule rue à sens unique, l’inspectrice m’a demandé de faire un créneau. Manœuvre au passage que je n’avais jamais ratée en leçon mais qui là, vu la largeur de la rue, relevait de l’exploit et que compte tenu de mon état nerveux proche de l’explosion nucléaire, j’ai ratée. Je la soupçonne d’avoir fait exprès de me donner une manœuvre dans cette rue la sachant difficile afin d’avoir une raison définitive pour me recaler (la priorité à droite ne devait pas lui convenir). Là, pas de doute, c’est cuit de chez cuit. Mais vint la question qui tue, celle à laquelle je ne m’attendais absolument pas. En guise de vérification extérieure, l’inspectrice m’a demandé sur un ton très sec : « Faites-moi voir l’état du pare-brise. » J’ai beau tourner la question dans ma tête, revoir mentalement les pages du code sur les vérifications techniques, rien ne me vient sur une manipulation extérieure concernant l’état du pare-brise. Vraiment énervée, la blondasse me repose sa question : « faites-moi voir l’état du pare-brise ! » Dans un sursaut de culot, j’ose lui avouer que je ne comprends pas sa question, ce à quoi elle répond par la même phrase que celle qu’elle a dit précédemment : « l’état du pare-brise !!! » Il est là, je le vois devant moi mais je ne comprends pas plus. Elle insiste et par bonheur donne les précisions que j’attendais : « il est propre, il y a des impacts ? » Ah ! Mais c’est bien sûr, vérification technique extérieure mais aucune manipulation à faire ! Suis-je bête. Je réponds tout bien comme il faut et poliment (même si j’ai fortement envie de lui montrer l’état du pare-brise d’un peu plus près) ce qui me vaut tout de même un B dans la notation, pour n’avoir pas compris tout de suite sa question !
J’avais pas envie de raconter ce énième échec qui maintient ma vie en mode « stand by » mais à tout bien réfléchir, il vaut mieux l’écrire parce que dans trois semaines, je me rends à une méga réunion de famille. Réunion où personne n’oubliera de me poser cette question qui va me fâcher immanquablement. Alors puisque certains lisent ce blog, je les invite à faire circuler par téléphone arabe familiale la nouvelle : oui je suis toujours étudiante, toujours piétonne et j’emmerde quiconque trouvera bon de me juger. D'ailleurs au passage, je ne répondrai lors de cette sauterie à aucune question concernant mes échecs de l'année. Je n’accepterai aucune remarque désobligeante sur ma situation tanguesque dans la mesure où ceux qui en feront (et je sais très bien à quoi m’attendre) ont des enfants où ont eux-mêmes passé le permis dans un bled appelé Ploubec-lès-deux-Menhirs, peuplé d’un troquet et trois mobylettes où il n’y a pas de marché et où la route hors-agglomération se résume à une nationale dépourvue d’usagers limitée à 70km/h. Oui je suis fâchée. Fâchée contre moi-même mais aussi contre ces personnes qui considèrent les piétons comme des êtres incapables (pour ne pas dire cons) et qui de fait me mettent une pression dont ils n’ont pas conscience.
De toute façon je suis maudite avec les roues, je le sais depuis longtemps. J’ai bien réussi l’impossible : faire dérailler un vélo d’appartement !
mercredi 28 mai 2008
Le corbeau et le renard du dimanche
lundi 19 mai 2008
Sa maison est en carton
Entrée en matière un peu enfantine mais se prêtant tellement bien au sujet du jour que je n’ai même pas pris la peine d’en chercher une autre. Car voyez-vous chers lecteurs, ce week-end, Chou et Fleur ont joué à Bricolo et Bricolette meublent un intérieur. Et croyez-moi, on en découvre des choses à jouer du tournevis avec son amoureux !
Dans un premier temps, lui s’extasie sur notre tenue de combat, le vieux survet’, et sur notre coiffure higt-tech spéciale avec-elle-je-peux-lire-la-notice-tranquile, la queue de cheval. Bien sûr, comme Chou est très amoureux, il trouve ça sympa comme tenue alors que bon, pour Fleur, à priori, elle peut très difficilement faire pire. A moins de ressortir le débardeur en laine vieux rose taille 10 ans (offert à 19) tricoté par la vieille tata Françoise…
Et puis on commence à déballer ensemble un carton que dedans, il y a une chaise en kit. Un carton pour deux alors que y’a quatre chaises à monter. Mais enfin, mieux vaut apprendre à monter ledit siège à deux plutôt que d’en rater deux. Donc nous voilà partis à monter ce machin en bois qui remplacera les superbes chaises pliables de Papa et Maman que Chou monopolise depuis octobre. On sort le plan et on commence la construction. Tout va bon train. On visse puis dévisse parce qu’on a loupé une étape, et revisse tout bien comme il faut. Oui mais voilà, arrive le moment tant attendu, inévitable, celui où la putain de vis ne rentre pas dans ce foutu écrou biscornu. Alors bon, comme on est super intelligents et motivés, on laisse la vis et en choisi une autre. Mais comme y’a que le nombre pile poil prévu dans le kit, à un moment, cette vis revient à la charge et il faut bien trouver une solution. Chou choisi (c’est ses chaises après tout) : il force comme un bourrin et… ça marche ! C’est quand même vachement pratique un Chou, je vous le conseille fortement, mais pas le même modèle que le mien, il est unique et l’usine de production a fermé boutique. Donc trois coups de tournevis plus tard, la chaise est montée et confiante je m’assoie dessus. Et non, espèces de mauvais penseurs, elle ne plie pas sous mon poids, ne casse pas, elle me supporte parfaitement et fait très bien autour de la table de Chou.
Là, la machine à produire de la chaise suédoise en série se met en route. Tranquillement, Chou s’occupe de visser pendant que Fleur s’attache aux travaux délicats de pré-vissage et d’emboitage des parties du kit. Mais même si on a bien vu les erreurs à ne pas faire sur le premier spécimen, même si on a compris le plan de montage, on a encore parfois du mal. Il faut négocier avec ces vis de m…. qu’il ne faut qu’à peine tourner dans l’écrou merdique si tu veux avoirs une chance d’en voir le bout dans le trou du pied prévu à cet effet. Il ne faut pas non plus enfoncer le morceau de bois à trous justement tout droit mais légèrement en biais. C’est tout un bazar qui fait ressortir le langage fleuri de Chou. Je cite : "salope". Comme Fleur n’est pas en reste et galère un peu aussi (mais nettement moins que son chéri vu qu’elle est plus manuelle), elle use aussi de ces petits mots que son n’amoureux n’a pas l’habitude d’entendre dans sa jolie bouche. Je cite : "enculé de sa race de merde". Plus évolué comme manifestation de son agacement, j’en conviens, mais il faut avouer que j’ai été à bonne école. Merci Papa.
En un peu plus d’une heure, la fine équipe a donc terminé de monter ces quatre chaises qui trônent fièrement autour de la table, suédoise elle aussi. Mais que voulez-vous, le mobilier français n’est pas à la portée des jeunes bourses. Tout fiers que nous étions, nous nous sommes accordés une pause en nous demandant si nous mettions un petit film pour se détendre ou si nous attaquions dans la foulée la table basse. Bien motivée, je me lève (c’est trop petit un magnum amandes, ça se mange vraiment en un rien de temps) et harangue Chou pour qu’il avance le carton de ladite table qui ne pèse que 32 kg. Armés du couteau de combat, nous ouvrons l’emballage et là, surprise, la superbe (selon Chou, précisons-le) plaque de verre qui allait au dessus de la table est en mille morceaux. Et mille morceaux c’est rien de le dire. On dirait une vitre d’abribus cassée. Ravis, nous prenons une photo et allons chercher un sac poubelle puisque de toute façon, le carton est irrécupérable et la vitre intransportable. Nous voilà donc à jouer de la fourchette (pour ne pas se couper les doigts avec les bris de verre) et de l’aspire-ta-soeur à 23h, muant nos compétences de bricoleurs en mode fées-du-logis. Les voisins sont-ils venus jouer de la sonnette ? Ont-ils tapé du pied ou du balais ? Que nenni. Et quand bien même ils seraient venus, nous aurions très bien pu leur faire remarquer que, si nous nous jouions de l’aspire-ta-soeur à point d’heure la nuit pendant qu’ils dorment, eux jouent de la musique classique à donf et du gamin qui braille à 10h le samedi et dimanche matin alors que nous, nous dormons.
Une fois les lieux assainis, commence un cruel dilemme. Chou veut quand même monter la table car la plaque de verre n’est pas indispensable à la construction. Chose que je réprouve fortement vu que le meuble n’est pas complet sans la plaque et qu’il est fort probable que les suédois vont nous demander de la ramener à leur magasin. Chou argue sur le poids de la table, le carton d’emballage deux fois plus mort depuis qu’il a vu l’aspire-ta-sœur et sur le fait qu’elle serait bien plus facile à ramener une fois montée. Bien sûr, j’ai beau défendre mon bout de gras bec et ongles, Chou est têtu et comme c’est SON meuble et qu’il est chez LUI, je cède. Nous recommençons donc l’étape montage qui est malheureusement avortée au bout de dix minutes… Chou n’ayant pas de marteau ! Bricoleur du dimanche, je crois que c’est ça. Nous allons donc nous coucher sur cette fin peu élogieuse pour notre équipe de montage.
Rassurez-vous chers lecteurs, nous nous sommes rattrapés le lendemain en montant tranquillement une étagère sans problèmes. Pour la table basse, nous avons appelé à la rescousse un super-papa. Pas le mien, il habite trop loin, mais celui de Chou. On a toujours besoin d’un super-papa près de chez soi, c’est comme la boite de petits pois. Donc le super-papa, en échange d’un repas chaud s’est fait un plaisir de nous fournir un marteau et de donner raison à votre servante sur la question "doit-on monter quand même le meuble". J’aime quand j’ai raison ^^
Bref, pour ceux qui ont reçu la promesse d’un moment à passer chez Chou dans un avenir prochain, rassurez-vous. Il a de vraies chaises qui tiennent, des étagères rangées bellement par moi (vu que Chou n’a aucune logique en la matière), un meuble télé et toujours pas de table basse pour l’heure. Quant aux escaliers en papier de la comptine, soyez confiants, il habite au rez-de-chaussée !