jeudi 14 février 2008

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur…

Moi ! Bon, comme la fée Clochette s’amuse à réclamer de la lecture pipolesque sur moi, donnons-lui un peu ce qu’elle demande. Mais c’est vraiment parce que j’aime bien la trop belle chanson de Jeanne Cherhal qu’elle a mis sur son blog. Donc, si j’ai bien compris le principe, je dois vous citer, et qui plus est tenter vainement de me justifier, six choses hyper compromettantes pour moi. Six choses qu’en dehors des très intimes, personne ne sait, voire même des choses que même les intimes bibliques ne savent pas. Six choses qui risquent de ressortir en pps à des anniversaires et autres fiestas dont je pourrais être la vedette. Comme je suis un peu bavarde, il est fort possible que la Clochette soit déçue et qu’elle connaisse un bon nombre de mes travers. En même temps, le défi est intéressant car je cache en mon sein des choses que vous n’imaginez même pas…

  • 1) J’adore les séries de filles et les dessins animés et les films qui ont reçu la framboise d’or aux Etats-Unis. Tous ces trucs que la plupart des gens considèrent comme niais, mauvais, sans intérêt, et ben moi, ça me plait. J’aime ces films stupides où le héros arrive encore à conduire la voiture avec les os des pieds cassés. J’adore ces séries où les ados se posent pleins de questions sur la vie, genre Les Frères Scott (le premier qui lâche quoi que ce soit sur la fin de la saison 3 et après, je le trucide, j’en suis à quand le méchant pas beau il veut devenir maire). Le week end, mon plaisir est de déjeuner devant les Totaly Spies.
    Et j’ai même bien pire à vous annoncer, je suis abonnée avec ma Maman pour recevoir les dvd de l’intégrale de la série "Dr Quinn, femme médecin". J’aime l’ambiance, les histoires, les personnages, les costumes, pas trop la musique m’enfin je m’y fait, les décors, tout. Et le pire dans tout ça, c’est que j’ai déjà vu tous les épisodes, passés et repassés à la télé et que je regarde mes dvd avec délectation :p

    2) Je ne supporte pas la vaisselle sale. Je suis pas ce que l’on peut appeler une maniaque. Pas du tout même. Quand vous entrez dans ma chambre, faut pas trop regarder sur les étagères, dans les tiroirs et surtout pas dans les placards. C’est terrain miné. Oui, on peut dire que c’est même le bordel. Enfin c’est MON bordel. Parce que demandez-moi n’importe quoi, je vous le trouve en moins de deux minutes… Bon, moins de cinq s’il faut remuer un max de mon bordel organisé pour retrouver la chose. Enfin voilà, je suis pas une pro du ménage. A vrai dire, je le fait quand j’ai le temps. Et concours obligeant, en ce moment, j’ai pas le temps. Donc voilà, bordel organisé, un chouilla poussièreux.
    Mais vraiment, y’a un truc que je ne supporte vraiment, mais alors, vraiment pas du tout du tout du tout, c’est de trouver de la vaisselle sale sur la table, dans l’évier. Une fois que j’ai fini de manger, je veux bien aller jusqu’à une demie heure de glandouille dans mes bons jours, mais au-delà, je frise la syncope. Aller hop ! Tout le monde au lave-vaisselle. Et gare aux casseroles qui traînent dans l’évier !!! Et je vous dis pas comment je me retiens de faire celle de Chou, même s’il y’en a pour des lustres tellement ça déborde de l’évier !
    Enfin je tiens a préciser un petit détail à vous, mes très chers lecteurs qui êtes aussi mes amis pour la plupart : je ne viendrai pas faire la vaisselle chez vous, bande de gros dégueulasses feignants !
  • 3) Je me venge quand je fais la cuisine. Rassurez-vous, vous pourrez toujours venir manger chez moi après cet aveu car mes méfaits ne vous concernent absolument pas, très chers lecteurs. J’explique. Je suis pas quelqu’un de super difficile en matière culinaire. Enfin pas trop difficile. Je mange toutes les sortes de viandes, sauf les abats ; je mange tous les légumes sauf ceux qui ont un goût sucré à mon palais (ce qui exclu en gros les ingrédients de la ratatouille et les choux) ; je mange tous les fruits sauf l’ananas, la noix de coco et le lychee. Avouez quand même que c’est pas des trucs qu’on fait tous les jours. En plus, la plupart de mon temps, je dis rien et je trie dans mon assiette sans faire chier.
    Bref, je suis un peu chiante, mais pas trop (j’ai vu des pires que moi). Et je ne fais pas la cuisine tous les jours à la maison. J’aide, mais je fais rarement le plat principal ou le repas complet. C’est Maman qui s’en occupe. Or Maman, censée connaître mes goûts depuis environ 23 ans, s’amuse souvent à mettre un truc que j’aime pas dans les plats. Exemple : Maman fait une excellente escalope de dinde à la crème. Un truc à tomber par terre. Le seul problème, c’est que Maman y met toujours… des champignons ! Et j’ai HORREUR de ça !!! Bien sûr, ma sœur cadette, elle, elle a toujours sa salade sans sauce à part, son plat de pâtes sans sauce à part (notez qu’elle y connaît quand même rien aux bonnes choses de la vie ma sister !)
    Donc, quand moi, je fais la cuisine, Je sais, c’est vile, bas, nul, mais je me venge. Je mets de la muscade dans la soupe de légumes de Maman et du poivre et des herbes sur le steak de ma sœur. Et je fais le plat tout bien pour Papa. Parce que Papa, quand il fait la cuisine, c’est soit raclette, soit tartiflette, soit spaghetti tomate-basilique, et ça, j’adore ^^
  • 4) Attention gros dossier : ma première cuite. La plupart des gens de ma génération, quand ils ont bu le coup de trop la première fois, en général, c’était dans une teuf avec des jeun’s plein la baraque et de l’alcool genre la bière pure ou la vodka ou le whisky noyé dans un litre de coca ou de jus de fruit. Bref, du classique, du pas glorieux. Souvent, ils ont rejeté tripes et boyaux dans les toilettes (dans les meilleurs des cas) et puis ils se sont réveillés le lendemain avec une enclume sur le crâne. Age moyen de la chose : entre 16 et 20 ans environ.
    Et ben moi, j’en avais 13 ! Et c’était pas à une teuf, c’était chez mon tonton. Figurez-vous que mon oncle et ma tante (non non, je ne dirait pas lesquels ^^) recevaient. Et à la fin du repas, repus, ravis, ils ont proposé un digestif à la menthe. Le genre de truc qui débouche bien les narines. Ma cousine, 15 ans, a demandé un petit verre et m’a proposé de goûter. Alors du coup, tonton, il en a mis un peu plus, à cause qu’on était deux dessus le verre. Pour faire court, ma cousine a trempé ses lèvres, j’ai fini le verre. Et vous vous doutez bien qu’à 13 ans, un coup dosé plus que la moyenne sur un petit corps comme le mien, qui en plus n’était pas rompu à l’exercice, bah il a pas tenu bien longtemps. D’autant plus que la soirée s’éternisait et que j’étais très fatiguée. Quand j’ai voulu aller me coucher, il ne restait plus que ma cousine, mon cousin et son pote. Je suis allée dans la chambre et j’ai pas trouvé la lumière. Alors je me suis changée dans le noir. Puis je suis allée dire bonne nuit… Avec mon pyjama à l’envers ! Les trois larrons ont un peu pouffé, me l’ont fait remarqué. Demi-tour, toujours pas de putain d’interrupteur de merde pour avoir de la lumière, je retourne mon tee-shirt et refait le chemin inverse. Là, ils sont carrément morts de rire. Encore à l’envers ! Croyant qu’ils se foutaient de ma tronche, fatiguée et imbibée, je les ai envoyé chier avec la grâce de femme fatiguée et râleuse en herbe et je suis allée me coucher comme ça. Et le lendemain, j’étais incapable d’expliquer pourquoi, j’avais mon pyjama à l’envers.
  • 5) À part l’Histoire, l’autre passion de ma vie c’est… Les sous-vêtements ! Je sais, tout le monde va dire que c’est normal, que je suis une fille et que donc, génétiquement, j’adore les chiffons. Mais le premier qui nomme "chiffons" mes dessous, je lui arrache les yeux avec les baleines de mon soutien-gorge ! (Excellent prétexte pour en racheter un autre ^^) En même temps, pas si bonne idée vu que mon tiroir déborde de toutes ces petites merveilles. A vrai dire, heureusement que y’en a toujours qui sont au sale parce que si je devais tous les ranger dans le minuscule tiroir qui leur est dévolu… Bah ça rentrerait tout simplement pas !
    Ca me ruine, évidemment, puisque plus c’est petit, plus c’est cher. Enfin j’essaye toujours de trouver le bon plan pour les avoir moins chers. En tout cas, demandez-moi tout, je suis une pro du tanga, du boxer, de la culotte de grand-mère, du string ficelle, de la culotte en soie-satin-dentelles, du bustier mi-long, de la guêpière, du porte-jarretelles, du soutif a balconnet, du triangle, du sans armatures et du qui fait même pas des vilaines marque sous les habits. Bref, sous mes survet’, mes sweats a capuche, mes baggies extra-large, j’ai toujours une jolie paire de dessous, juste pour emmerder celui qui penserait en me croisant dans le rue que je suis une fille qui se néglige.

    6) Bon, pour finir, un méga scoop. Aussi vrai que j’adore les fringues et tout ce qui s’y rapporte, j’ai quand même un petit travers qui fait exception à la règle. Voyez-vous chers lecteurs, une fois ma douche du matin prise, chaude et délicieuse à souhait ; fleurant bon le propre, le pain d’épices et la vanille, j’enfile pour peignoir rouge vif (chez moi) ou je m’enroule de cette grande et douce serviette bleue nuit (chez Chou) et… Je file dans la chambre me glisser sous les draps ! Mais que vas-t-elle y faire vous dites-vous ? Je vois déjà les gros pervers et ceux qui ont l’esprit mal placé penser que je vais y faire des choses pas très catholiques. Et ben que nenni, point du tout, niet, queue d’ale, je ne suis point de ces filles-là. Je suis farpaitement pure et innocente moi ! Comment ? Non ? Bon tant pis.
    Non, moi je me (re)couche nue comme un ver dans mon lit pour lire. Et j’adore ça ! Je ne le fait pas tous les jours, mais ça arrive, en général quand je n’ai aucun impératif à remplir avant 17h. Je me glisse donc sous ma couette, la remonte jusqu’au cou (et croyez-moi, si je pouvais recouvrir les oreilles, je le ferait !) et je lis, une ou deux heures. Parfois même, je travaille ainsi. Je dois avoir un petit côté nudiste dans l’âme. Enfin des fois, ça prête à confusion, j’avoue. Parce que Chou débarque et prend ça pour un appel au sexe tonitruant. Alors que pas du tout, niet, tu peux te la mettre sur l’oreille, va voir sur Travian si j’y suis, non mais !
    Mais que voulez-vous, je suis absolument irrésistible ^^

mardi 5 février 2008

Saint Valentin, Saint Glin-Glin !

Ayé, Noël, sa grande bouffe et ses petits cadeaux (pouvoir d’achat obligeant) et les soldes passées, on nous assène à coups de cœurs rouges énormes dans les vitrines pour nous inciter à gâter encore un peu plus notre moitié. Et vas-y que j’t’emmène dans les restos bondés par les couples pour l’occasion, et v’là qu’on se ruine parce que « c’est la fête des amoureux et que nous, on s’aime ».
Pfffff. La devise française n’est plus Liberté, Egalité, Fraternité mais Consommons, Consommons, Consommons. Ca c’est sûr, y’a pas plus commerciale que cette fête là, à part peut-être le revival d’halloween d’il y a trois ans.
Alors bien sûr, y’en a qui vont me dire « mais si, Ziboux voyons ! Y’a la fête des pères. » Oui mais la fête des pères à été inventée pour créé un parallèle avec la fête des mères. Ah tiens oui tant que j’y suis avec cette fête-là, faites diffuser la vérité à ce sujet : ce n’est pas Pétain qui a inventé la fête des mères sous Vichy. Par pitié, arrêtez avec cette ineptie. Non parce que j’en entends des gens autour de moi qui font les malins à me dire « moi je ne fête pas la fête des mères parce que c’est Pétain qui l’a mis en place sous Vichy » Bah tient ! Et t’achète pas de chocolats Kinder parce que c’est allemand aussi ! Que ceux qui disent ce genre de conneries aillent au bout de leurs idées que diable ! Pour la petite histoire, c’est sous la présidence de Raymond Poincaré, en 1920 qu’on a instauré la fête des mères, pour inciter les couples à repeupler la France après le cataclysme démographique provoqué par la Première Guerre Mondiale. Rien à voir donc avec les idées patriotico-collaborationnistes du maréchal.
Et pis je trouve ça pas si mal de remercier nos mamans et nos papas pour tout ce qu’ils font pour nous toute l’année, seulement un jour. En plus, ça donne des idées d’activités manuelles pour les professeurs des écoles et les centres aérés. Sans ces fêtes, on n’aurait jamais inventé le collier de nouilles et la boîte à bijoux en boîte à clacos ! Quel manque cela aurait créé dans notre patrimoine culturel !!!
Bref, ne fêtons pas Pâques avant les Rameaux. Nous sommes en février et pour l’heure, ce qui nous assiège, c’est la Saint Valentin. Pourquoi ce jour-là d’abord ? Pour créé une passerelle entre deux opérations commerciales. Mais pourquoi Valentin précisément. Y’a 29 saints dans le mois de février ! Pourquoi pas à la Saint Blaise, la Sainte Eugénie ou la Saint Bernadette ? Dans le mois de février liturgique, y’a quand même deux saints qui seraient bien plus appropriés que Valentin. Y’a la Saint Roméo tout d’abord et pis y’a surtout la Saint Claude. J’entends déjà ceux qu’ont pas de culture se demander « pourquoi la Saint Claude ? » Et bien m’sieurs dames, chers lecteurs, sachez que dans notre Jura profond se cache un petit village justement nommé Saint Claude dont la spécialité artisanale est… La pipe ! Bien plus amusant que Valentin-qui-veut-rien-dire non ? En plus, y’a pas de fête des célibataires pour compenser alors c’est pas juste moi je dis. Non mais !
Et pis pourquoi faudrait-il un jour particulier pour se dire qu’on s’aime. Moi j’ai pas besoin d’avoir la Saint Valentin-Glin-Glin pour entrer dans un magasin et acheter un cadeau à mon homme si je trouve un truc chouette qui lui ferait plaisir. J’ai pas non plus besoin de ça pour lui dire et lui montrer que je l’aime. D’abord c’est pas ça l’amour. C’est pas se faire des cadeaux, c’est partager des choses ensemble et se sentir bien à deux. C’est avoir envie d’être très souvent avec l’élu de notre cœur et accepter ses défauts même s’ils nous énervent. C’est le trouver beau, même le matin pas rasé alors qu’il pue la nuit et qu’il a piqué toute la couverture. Rien à voir avec la consommation.
Ah pis y’a un truc que je trouve mais alors, kitch à souhait, c’est de demander sa belle (ou son homme, ça marche aussi) en mariage le jour de la Saint Valentin, dans un resto où y’a que des couples, où y’a au moins deux couillons qui ont pensé à faire ça aussi ce soir-là, dans ce resto-là, avec des serveurs qui n’attendent que ça de voir un con se mettre à genoux. J’suis sûre que y’en a qui tiennent des paris dans les cuisines sur « combien de génuflexions ce soir » Débile. D’autant que y’a pleins d’autres moments, pleins d’autres endroits, bien plus personnels qu’un resto bien convenu pour le faire.
Et les fleurs ! Des roses rouges bien sûr. Surtout pas les fleurs qu’elle aime ni ses couleurs préférées. Pour le cadeau, un truc très facile, sans risque et sans imagination.
Quelle horreur, c’est quoi cette société formatée ?
Alors j’en entends qui disent que d’abord eux ils aiment bien la Saint Valentin-Glin-Glin parce qu’au moins, comme c’est partout dans les journaux, la télé, les vitrines et les pubs, bah au moins, leur conjoint tête-en-l’air n’oublie pas de la souhaiter. Mais chers lecteurs, si vous avez un conjoint qui n’est même pas capable de retenir la date de votre anniversaire, qui a besoin qu’on le pousse au cul pour qu’il fasse des efforts pour vous montrer son amour… Quittez-le ! Des fois, il vaut mieux fêter la Saint Modeste tout seul, que mal accompagné !

vendredi 1 février 2008

La blague du mois

J’en ris encore ! "Rocard propose de payer les profs au mérite" ! C’était le plus gros des titres d’un torchon journaleux hier. Et la télé en a fait son chou gras toute la journée, aux infos. Comme c’est intéressant comme idée. Et v’là t-y pas qu’on monte en épingle un article qui fait à peine une demi page dudit journal et qui dit absolument pas ce que le titre racoleur mis en avant annonce. Oui, parce qu’il se trouve que j’ai accès au torchon de droite tous les soirs, gratos. Ce matin, je me suis donc astreinte à me salir un peu les mains pour vous, chers lecteurs et à lire l’objet du litige. Une vaste blague, croyez-moi.
Dans cette article tout riquiqui, on nous annonce qu’un "nouveau système de rémunération, ébauche d’une rémunération au mérite serait à l’étude et pourrait être présentée au printemps et concernerait les 800 000 enseignants français" Comme moi, vous avez noté l’utilisation du conditionnel présent, qui annonce d’emblée que c’est pas sûr du tout. Continuons.
Le rapport en question proposerait plusieurs mesures pour lutter contre la lassitude des enseignants. Il proposerait "d’en finir avec l’affectation systématique de jeunes fraîchement émoulus des IUFM dans les ZEP" (idée du siècle : ne pas dégoûter les jeunes dès le début), qu’ils reçoivent une prime de début de carrière parce que pauvres de nous, nous ne sommes payé que 1,3 fois le SMIC. Bien, voyons, une prime de combien ? Quelques centaines d’euros, probablement, puisque l’Etat est parait-il ruiné. Ok, qu’est-ce que va changer une prime aussi minime sur les premières années de salaire d’un jeune qui doit souvent se loger et quitter le cocon familial, si ce n’est déjà fait ? Bon, soit dit en passant, idée sympa mais pas franchement suffisante. Continuons.
"Le groupe de travail insiste sur une meilleure évaluation du travail des enseignants avec une augmentation du nombre des inspecteurs et un renforcement du rôle du chef d’établissement, gnagnagna, en finir avec une pratique des notes identiques pour tous" Ah, voilà qui est intéressant : plus de contrôle, plus de surveillance. Plus de flics, c’est vrai que c’est la règle du gouvernement, alors pourquoi ce rapport en dénoterait-il ? Vous observerez aussi qu’on évoque des notes identiques, sans remettre en cause le système de notation et en sous entendant une certaine complaisance dans le cercle très fermé de l’éducation. Que les inspecteurs soient souvent des anciens profs, qui connaissent leur métier et ses difficultés n’entre pas en compte. Ajoutons à cela que peut-être que si les notes d’évaluation des profs sont toutes entre 18 et 19,5, c’est peut-être parce qu’ils en chient, et je sais de quoi je parle, pour entrer dans l’éducation nationale et que donc, ils sont bons ? Non pas possible d’avoir un corps enseignant compétent ?
Oui, parce que j’ai trouvé en fouinant un peu sur M. Rocard qu’il a avoué il y a quelques temps au journal télé, alors qu’il remettait en question l’enseignement de l’économie au lycée : « Ma vérité à moi c’est que je n’y connais rien. Combien d’heure, quels types de classe, formation des professeurs. » !!! Qu’est-ce qu’il nous fait chier avec son rapport s’il n’y connaît rien ?
Dernier paragraphe de l’article : on va rémunérer les heures que les profs font en dehors de la présence des élèves (prépa des cours, correction des copies, conseils de classes qui finissent à des heures indues). Il était pas "en faillite" l’Etat y’a quelques mois dixit Trou-Fillon ? Il le trouve où l’argent pour payer des heures sup’ ? Ah oui c’est vrai, il taxe les malades…
Bon, voilà, l’article touche à sa fin. Y’a une interview de Rocard après où la seule phrase qui mérite d’être lue est "Il y a un demi-siècle, les enseignants étaient des aristocrates du savoir, aujourd’hui ce privilège a disparu, ils se sentent relégués au rang de cadres moyens." Mais qui a construit la réputation de feignasse des professeurs ? On se le demande !
Moi y’a pleins de questions qui me viennent à l’esprit quand je vois le titre de l’article et le contenu. Est-ce que le torchon n’essaye pas de foutre un peu plus la merde ?
Remarquez, le rapport prévu pour ce printemps n’est pas mal non plus. Rédigé par un mec qui n’y connaît rien qui plus est. Parce que les notes de l’administration, ils vont les baser sur quoi ? Les résultats des élèves, le calme des classes, la qualité du contenu enseigné, la pédagogie apprise sur le tas (oui, au fait, quand on passe les concours du CAPES, on ne doit au grand jamais parler pédagogie et le premier cours d’IUFM l’année suivante arrive à deux jours de la rentrée et porte sur "l’élaboration d’un cours") ? C’est pas déjà ce qu’ils notent ? Dans ce cas, quelle justice dans ce système ? Il est évident qu’il est bien plus difficile de faire cours dans une classe de collège de ZEP qu’à Louis le Grand ou même dans un collège de la Creuse. En plus ce ne sont pas les mêmes cours qui sont dispensés vu que dans certains établissements il s’agit plus de remplir le rôle éducatif des parents et de faire dans le social que de donner un savoir. Et qu’on ne vienne pas me dire que tenir une classe, n’est une question d’autorité. Non, pas du tout chers lecteurs, on peut avoir une classe avec qui ça coule tout seul et une autre dans laquelle le courant ne passe pas et qui donc se fait un plaisir de vous pourrir la vie. Rappelez-vous quand vous étiez jeune, que celui qui n’a jamais eu dans sa classe un fouteur de merde qui cherche à emmerder le prof me jette la première pierre. Et pourtant c’est la même personne qui enseigne ! Les humains sont comme ça, y’a des gens qu’on aime et d’autre pas. Et un professeur n’a pas le devoir d’aimer ses élèves mais de leur transmettre un savoir. Alors évaluer les profs selon ces critères (je vois pas tellement d’autres critères possibles) n’est-ce pas favoriser les profs qui ont moins d’élèves en classe genre le prof de latin qui atteint difficilement la trentaine de mioches sur ses bancs. Oulala, dur dur de tenir les 5 élèves de la classe ! En plus dans cet article, on englobe tous les enseignants. Erreur ! Un instituteur voit ses élèves tous les jours, un professeur quelques heures par semaines. Le temps pour s’imposer en tant qu’autorité n’est pas le même et ne simplifie pas la chose pour les professeurs.
Bref, un titre qui fait des vagues pour les élucubrations utopiques d’un mec qui ne sait probablement pas grand-chose sur les mystères de l’éducation nationale, écrit par un mec qui n'en sait pas plus à mon avis. Ca me fait doucement rire.