samedi 8 décembre 2007

C'est grave docteur ?

Bon, comme promis à miss Brume, je vous raconte quelques unes de mes mésaventures médicale, vu que comme elle et son dentiste, les docteurs prennent un malin plaisir à me faire tourner en bourrique. Je tiens d'abord à préciser que je ne suis pas du genre à aller chez le médecin au moindre petit éternuement. Non parce que mine de rien, ça coûte cher de se faire soigner et pis j'aime pas tellement les toubibs. Alors accrochez-vous chers lecteurs parce que vous aller découvrir ce que c'est qu'un corps en kit, pire qu'un meuble Ikéa.
Commençons par le commencement, mon dos. On pourrait croire que ma scoliose est due aux sacs d'école mille fois trop lourd pour ma petite corpulance de sixième mais non. Ca va plus loin. En fait, j'ai une jambe plus petite que l'autre d'un centimètre. Vous n'imaginez pas la merde que cela peut provoquer. Les ourlets de pantalons par exemple. Normalement, on prend les mesures sur une jambe et puis on fait l'autre jambe selon la même mesure. Et ben avec ma jambe trop courte, c'est pas possible ; parce que si l'on fait ça, bah je me retrouve avec une jambe de pantalon trop courte et l'air con. Mais ça, c'est rien à côté de tout ce que cela peut impliquer pendant la croissance et après. Parce qu'une jambe plus courte que l'autre décale le bassin et de fait la droiture de la colonne vertébrale. Résultat : une superbe colonne en forme de "z" qui torture lorsque je dois rester debout trop longtemps. Le seul avantage que cela m'a procuré a été de me dispenser de sport lors de l'année de terminal, ce qui évite de perdre des points au baccalauréat.
J'ai aussi un genoux en kit qui a pas trop supporter la croissance et qui me fais un mal de chien quand je marche trop longtemps. Grand malheur pour moi car cela m'empeche aussi de faire du ski à la journée. Et bien sûr, tous les docteurs, radiologues, kinés que j'ai consulté ne sont pas capables de m'expliquer pourquoi j'ai mal et quelle est la solution. Parce que pour ma jambe trop courte, la solution aurait été de me prescrire une calle ou une semelle mais quand on s'est rendu compte que j'avais ça, pour cause de croissance non terminée, on me l'a refusé.
Ca c'est la partie émergée de l'iceberg. Si j'entre dans le grand détail de ma vie médicale, on n'est pas couchés. Juste une petite anecdote pour dire à quelle point j'apprécie les diagnostiques de mes médecins. Il me semble avoir déjà dit que j'avais une peau très claire, de rousse, parsemée de grains de beauté que je dois protéger avec soin du moindre petit rayon de soleil. Je suis donc surveillée de près par des dermatologues. Un jour, plusieures tâches rougeâtres sont apparues sur mon buste en plusieurs endroits. Je montre ça à ma Maman qui, ni une ni deux, m'envoie chez le dermato illico presto. Après avoir poireauté environ une heure dans sa salle d'attente glauque à mourir, j'entre enfin dans son cabinet. Elle m'examine, jette un coup d'oeil à mes grains de beauté en passant (elle les décalque pour voir s'ils ont bougé) et puis va à son bureau et rédige l'ordonnance sans rien me dire. Ca c'est un truc qui m'énerve d'une façon phénoménale. Je suis jeune donc je suis trop con pour comprendre donc le docteur ne prend pas la peine de m'expliquer quoi que ce soit. J'ose demander ce que j'ai et là, elle me répond tout sourire : "Ce n'est rien, ne vous inquiétez pas, c'est un pitiriasis rosé syndrome de Guibert. Je vous prescrit des monodose de savon qui feront disparaitre ces tâches rouges disgrâcieuses. Nous vous en fait pas, ça ne durera qu'un mois." Oh mais me voilà rassurée, nous sommes en plein mois d'avril, il fait juste 25 degrés dehors et je vais devoir me balader en pull à col roulé pour cacher ces horreurs. Mais comme ça ne dure QU'UN MOIS (!!!) me voilà rassurée.
Aller une autre pour la route. L'année dernière en descendant à la gare, un mal mystérieux me prend et voilà que je suis incapable de poser le talon par terre. Le lendemain, ne pouvant pas plus marcher, je file chez mon docteur qui m'annonce qu'il ne sait pas à quoi c'est dû, qui pense qu'il s'agit d'un truc qui arrivent généralement aux vieux (oups ! j'ai juste 22 ans) et m'envoie faire une radio. Radio qui ne donne rien de plus que cette entrevue et qui me vaut cette question du radiologue "Mais mademoiselle, votre pied est intact, vous êtes sûre de ne pas avoir un caillou dans votre chaussure ?" Oh bah oui, que je suis bête !
Non, sans rire, j'aime pas les docteurs et finalement, moins je les vois, mieux je me porte !

mardi 4 décembre 2007

Quelle aventure !

Dans ma série pas-de-bol, ça devient franchement risible. Non mais y’a vraiment qu’à moi que ce genre de chose arrive ? "Jeune fille desapointée recherche chat noir comme elle pour tout ce qui a trait aux transports." Non, en fait la petite annonce exacte serait "Jeune fille hyper canon recherche paramerde de voyage, urgent !" Qu’est-ce qu’elle a encore à nous raconter comme péripéties vous demandez-vous ? Bah c’est très simple vous aller comprendre ma douleur.
Vendredi, ma famille et moi devions descendre à Toulouse pour faire une surprise à mon cousin qui fêtait ses 30 piges. Au programme : environ 80 personnes dans le noir déguisés en personnages de dessins animés, bd, série et célébrités des années 70-80 qui crient "JOYEUX ANNIVERSAIRE !" quand les lumières s’allument, découvrant à l’intéressé ses proches hyper mal fagotés pour son anniversaire. Le tout organisé par sa femme fraîche comme une rose, habillée en Mère Noël avec l’héritier dans la hotte. Six mois de mariage et elle lui ment déjà depuis deux mois pour lui préparer ça, c’est du propre tient ! Jusque là, pas de soucis. De quoi rire, manger, boire et faire la fête. Mais que de merdouilles pour en arriver là nom de Dieu !
Déjà je ne comprends pas pourquoi Toulouse, fleuron de l’aéronautique française, ville de taille très respectable à l’échelle française et très agréable à voir au demeurant, est aussi mal desservie au niveau des transports. Ca c’est une vraie question d’aménagement du territoire ! Un sujet de géographe à donf. Non parce qu’il faut savoir que si on n’a pas les moyens de se payer l’avion et ses 55 minutes de vol, qu’on ne dispose pas d’assez de temps et d’énergie pour se taper les 8h de bagnole, et ben on est condamné aux 5h de train et même pas en TGV. Ce putain de train à grande vitesse n’allant que jusqu’à Bordeaux, il roule à la vitesse d’un tortillard de banlieue pour le reste du trajet. Et pourquoi que la priorité de la SNCF en ce moment c’est d’étendre ce même TGV vers le bout du Finistère qui a déjà une ligne à grande vitesse qui va jusqu’à Nantes et Rennes alors qu’une ville autrement plus importante est en grand manque d’accessibilité ?
Bref, mes parents profitent de leurs RTT pour fixer le départ vendredi dernier à 17h20. Moi, je me lève le matin, pas cours, je fais ma valise avant de passer à la fac chercher un sujet de capes blanc à potasser dans le train. Evidemment, le bus que je comptais prendre pour me rendre à l’école, le seul que je pouvais me permettre de prendre pour rester dans mon timing, et bien ce cher bus mes amis n’est jamais passé. Celui-là précisément ! Pas celui d’avant, pas celui de 17h que je ne prendrais pas non, le seul que je pouvais prendre bordel ! Bon, je me débrouille pour avoir quand même le sujet sans me déplacer et je rentre à la maison. A 15h40, tout le monde direction gare Montparnasse pour attraper le train de 17h20. Nous arrivons en avance et profitons de ce petit temps tranquille pour nous promener au marché de noël de la gare. A l’heure dite, nous sommes tous les quatre dans le wagon tout au bout du quai. Un joli petit compartiment avec une vingtaine de places pas plus, de quoi être peinarde avec mon devoir. Sauf qu’une maman avec son marmot incontrôlable nous ont cassé les oreilles pendant les trois quarts du trajet. Et vas-y que je gueule, que je pleure. Et non, j’ai fais croire que j’allais dormir mais en fait je crie encore plus fort histoire d’accentuer le mal de tête de la nana qui essaye de travailler à côté de moi. Résultat, efficacité de travail proche de zéro. Arrivé à Bordeaux, le train dépose les quelques chanceux arrivés à destination puis redémarre. Là, j’ai un mal de crâne monstrueux, j’ai faim ("on mangeras en arrivant chez Tatie" a dit Maman) et je déguste à toute petite dose les dernières pages du tome 7 d’Harry Potter, me délectant des mots ciselés de JK Rowling en n’ayant surtout pas envie qu’ils s’arrêtent. Quand soudain, le chauffeur du train prend la parole : "Mesdames et messieurs nous sommes arrêtés en pleine pampa pour cause de colis piégé en gare de Libourne, un quart d’heure d’arrêt." Là je fume. Evidemment, je suis dans le train, il ne pouvait pas en être autrement. C’est comme l’avion du mois de juillet, il fallait que ça arrive pile dans mon train. Il faut aussi traduire les mots de la SNCF, maintenant que je le sais, je peux vous affirmer qu’ "un quart d’heure d’arrêt" ça veut dire "une heure de retard à l’arrivée" en vrai français normal. Résultat, pas bossé dans ce foutu train, mal de crâne carabiné, une faim de loup due au ramadan surprise de Maman et plus de 6h de train au lieu des 5 initiales.
Si ça s’était arrêté là, je me serais dit que peut-être que ce n’était pas moi qui attirait les catastrophes sur les engins que j’emprunte… Sauf que le retour a sûrement été pire que l’aller. Retour en avion, histoire de rester le plus longtemps à profiter de la fête et de la famille. Nous remercions, faisons pleins de bisous (alors qu’on se revoit dans trois semaines ^^) et partons rendre la voiture de location. Rendus à Blagnac, ma cousine en plus parce qu’elle habite à la maison en ce moment et qu’elle prenait un avion peu de temps après nous, nous cherchons la bonne file pour enregistrer nos bagages. Le mec d’Air France rigole en voyant notre nom, se demande dans quel film il l’a déjà entendu, demande s’il est difficile à porter depuis. Nous rions avec lui de bon cœur puis beaucoup moins lorsqu’il nous annonce que tous les bagages de notre vol sont déjà dans la soute. En fait, à Blagnac, c’est juste la débandade parce qu’une panne de tapis roulant est survenue peu de temps avant notre arrivée. Le monsieur pèse nos valises en les estimant au coup d’œil puis nous demande de les laisser devant son comptoir, "un chariot va venir les chercher pour les mener directement dans la soute. Faites comme s’ils étaient déjà dans l’avion" nous dit-il… Mouais. Nous passons le contrôle, Maman sonne et a droit à une fouille en règle. Nous montrons patte blanche, carte d’embarquement et d’identité. Papa passe, Maman aussi, ma sœur aussi et moi… Non. "Pourquoi que vous avez ce tarif-là ? qu’elle demande la #%*µ@ de bonne femme, Vous avez moins de 25 ans ?" J’ai même pas envie de répondre à ses questions tellement je suis blasée par mon manque de bol. Je passe finalement et nous montons dans l’avion où le personnel de bord nous accueille en distribuant des sacs vomitoire parce qu’il y a du vent à Paris et que ça risque de secouer. Super. Manquerait plus qu’il s’écrase ! Nous nous asseyons et acceptons ce que l’on nous propose à boire et à manger ("quand on te donne, tu prends", vous vous souvenez ? bon) Décollage à 18h, 55 minutes de vol, arrivée 19h50… Non non y’a pas d’erreur. Quant à ma cousine qui décollait à 18h15, elle est arrivée avant nous à Orly.
Tout ça pour dire que celui qui me balance que lui aussi il a jamais de bol dans un pot de miel, je le flingue sur place !

mercredi 28 novembre 2007

Va/Va pas

Ce qui va :
- J’ai retrouvé le moral
- J’ai super bien dormi
- J’ai un bon rythme de travail et un calendrier bien rempli
- Presque tout le monde a dit « oui » pour mon anniversaire ^^
- Je prends le train vendredi pour assouvir un secret important et délirant
- Je sors ce soir avec mon chéri que j’aime tendrement
- Une rencontre de bloggeurs se profile (merci Clo)
- J’ai signé ma première dédicace de livre hier :)
- Mon chat fait le con et ça me fait rire

Ce qui ne va pas :
- J’arrive pas à trouver un bon fond de carte de l’empire byzantin sur Internet, va falloir que je le fasse moi-même et ça fait perdre du temps
- Les copains vont pas trop bien et je suis pas super dispo pour eux (biz à Clo et Guillaume)
- J’arrive pas non plus à voir les autres copains qui vont bien
- Le CAPES c’est dans trois mois et l’agreg dans quatre
- Je doute sur ma capacité à réussir un jour ce concours
- Ce soir j’offre mon cadeau d’un an à Chou mais ça va partir en sucette parce qu’il est fatigué, de mauvaise humeur, pas très motivé et qu’il travaille pour une fois demain, comme par hasard (vous avez demandé un paramerde ?) et qu’on manque de temps pour tout faire en une soirée. On se demande qui a organisé ce truc de façon aussi tordu (peut-être bien le con qui le demande)
- J’ai toujours pas ma date de code et de toute façon je fais encore trop de fautes à mon goût, donc je doute aussi de ma capacité à avoir ce putain de truc de merde un jour
- J’arrive pas à écrire mon roman, je manque de temps pour me poser face à lui et ça me gonfle.
- J’ai toujours pas gagné au loto

A part ça, tout baigne… Et vous

dimanche 25 novembre 2007

De la grève et de ses petits désagréments

Les étudiants, les cheminots, les buralistes, les électriciens et gaziers, les profs, ces dernières semaines, je crois que toutes les familles de France ont eu un de leur membre dans les rues, banderoles à la main pour manifester son mécontentement. Et je les comprends. Jusque là, je me suis abstenue de toute remarque sur les mouvements sociaux. Je n’ai pas rappelé que Nabot, élu certes par 53% des votants (et non des Français !) n’est de toute évidence pas le président « de tous les Français » comme il l’a proclamé le soir de son avènement. Je ne me suis pas non plus plainte de patienter comme tout le monde sur les quais de gare, de négocier mon passage par-dessus les mikado de chaises/tables/palettes des militants étudiants. Mais là, après avoir entendu une heure une connasse représentant Liberté Chérie raconter n’importe quoi dans un débat, je pousse un gros coup de gueule contre l’utilisation inopportune de mots pour qualifier les derniers jours de l’Ile de France (pour les provinces, comme Cyan l’a souligné, c’est une autre paire de manches).
Ca commence à bien faire de voir des micro-trottoirs montrant des gens déclamant des phrases toutes faites reprises à tire-larigot par les journalistes à mauvais escient. Le premier de ces mots ? GALERE. J’ouvre mon dico : 1/ navire long et bas sur l’eau, allant ordinairement à rames et quelques fois à voiles, dont l’origine remonte à l’Antiquité et qui fut utilisé jusqu’au XVIII°s comme bâtiment de guerre, notamment en Méditerranée. 2/ au pluriel, désigne la peine de ceux qui étaient condamnés à ramer sur les galères. Certes, le mot est entré comme expression dans le langage courant pour désigner une situation pénible. Mais les gens qui l’utilisent aujourd’hui pour parler des problèmes de transports ont, je pense très sincèrement, oublié à quel point ramer dans une galère pouvait être un travail pénible, au point d’en devenir un labeur d’esclave et pire, une condamnation. Mais ça, encore ça peut se supporter. Moi, la nouvelle expression in qui me met en rogne, c’est "prise d’otage" pour parler des usagers privés de transports en commun. J’aimerai voir les gens qui se disent prisonniers du système grève être vraiment pris en otage dans leur propre banque, chez eux, n’importe où. La SNCF ne les prend pas en otage. Il n’y a rien de menaçant pour les gens qui attendent sur les quais. J’imagine que être pris en otage pour de vrai, ça ne fait pas le même effet du tout. On tremble de peur, on craint pour sa vie, on pense à sa famille qui doit piquer des crises d’hystérie parce que eux aussi ont peur pour nous. Alors voilà, arrêtons d’utiliser des mots si forts qui n’ont strictement rien à voir avec la grève, qui sont très inappropriés, parce que la langue française meurt avec des petites erreurs comme celles-ci !
Y’a toujours l’excuse du « Oui mais l’Etat il va pas bien du tout, il est en faillite, faut redresser la situation, tout le monde doit faire des efforts » Quoi qu’il en soit, l’Etat en faillite a quand même octroyé 140% d’augmentation à son Nabot et des avantages fiscaux aux plus riches. On est toujours en démocratie ? Nabot est toujours le président de tous les Français ? Non parce que quand vient l’heure des manifs, il se tire juste avec les patrons en Chine et laisse ses sinistres régler la chose. Ah il était là pour les pêcheurs (qui au passage, j’adore l’anecdote, l’attendaient avec une banderole "Qu’est-ce que t’y connais au problème des pêcheurs, t’as même pas su garder ta morue !") mais dès qu’on s’attaque à une masse beaucoup plus coriace et nombreuse, y’a plus que Trou-Fillon !
Je note aussi que les gens qui râlent le plus des problèmes de transports sont très souvent ceux qui bossent dans le privé, qui croient l’image véhiculée des fonctionnaires-qu’ils-sont-des-boulets-pour-la-société-ces-grosses-feignasses, qui pensent que c’est super cool de conduire un train ou de bosser au rythme des enfants (sans prendre en compte le travail annexe, le fait de se lever à 3h du matin pour faire son Paris-Bordeaux de 7h, de ne pas dormir chez soi 3 nuits par semaines et d’être appelé les jours fériés pour la panne de secteur, le tout en se faisant traiter de bon-à-rien). Ce sont des gens la plupart du temps jaloux de la situation des fonctionnaires, qui ne mesurent pas la difficultés de leur travail, qui ne voient que les avantages qu’ils n’ont pas. Ce sont des gens qui n’ont la plupart du temps jamais mis les pieds dans une manif, qui ne font rien quand le gouvernement prend des décisions qui leur enlève le peu d’avantages qu’ils ont, qui ne bougent pas un orteil pour améliorer leur situation. Et bien qui se tait consent ! Et si les cheminots ne consentent pas, c’est tout à leur honneur.
Par ailleurs, ceux qui sont contre la grève disent souvent « ouais mais d’abord, y’a d’autres moyens de se faire entendre que de faire une grève non-surprise qui fait chier tout le monde » Franchement, citez-moi un seul moyen efficace de se faire entendre autre que celui-là. Un seul ! Il n’y en a pas, et c’est le droit de tout salarié de faire la grève. « Oui mais les gens du service public gnagnagna… » Non, y’a pas de "mais" qui tienne ! Les fonctionnaires sont des salariés comme les autres. La grève, c’est arrêter toute l’activité économique de l’entreprise pour faire chier le patron, qu’il perde de l’argent et entende vraiment les revendications (quand je dis "entendre" je parle d’une vraie écoute avec un vrai dialogue, pas un pauvre naze à une table qui négocie avec des boules quiès dans les oreilles !). La SNCF/RATP ont un moyen extraordinaire de pression grâce à la grève. Ca a le mérite d’arrêter temporairement la quasi-totalité de l’économie française, de foutre vraiment dans la merde son patron : l’Etat. Dommage que les usagers en pâtissent, mais les vendeurs d’électroménager et de lingerie pâtissent aussi des grèves des usines dans ces domaines et personne ne les plaint. Une grève ne fait jamais plaisir à personne mais c’est efficace. Soyons honnêtes, faire grève quand on est cheminot, c’est montrer un mécontentement des salariés et créer de surcroît la colère des usagers devant un Etat complètement sourd voire absent ! C’est tout bénéf’ et ils ont raison de le faire, même si ça fait suer certains. Moi je fonctionne sur le principe suivant (que pas mal de monde utilise je pense) : Quand on te donne, tu prends ; quand on te prend, tu cris !
Aspirante fonctionnaire, fille de fonctionnaire, j’en entends de belles depuis des années sur cette catégorie de travailleurs. « Ils ne foutent rien. EDF=enfant de feignants. A la poste, ils terminent à 18h, à 15h ils sont chez eux. Les profs ne travaillent que 10h par semaines, ce sont des bons à rien qui n’ont pas su faire autre chose de leur vie. A la RATP/SNCF, ils jouent au mikado, le premier qui bouge a perdu » Et j’en passe. Que de déconsidération pour ces gens qui éduquent vos enfants, vous relient à d’autres personnes, se décarcassent de jour comme de nuit pour que vous ayez du chauffage et de la lumière, se lèvent à point d’heure, travaillent nuit et jour, dimanche et jours fériés pour notre bien à tous. On donne une mauvaise image du service public, on l’insulte en continue depuis des années. Il n’a jamais rien dit. Et quand il est réellement bafoué par un gouvernement qui croit à ces idioties, il devrait encore fermer sa gueule ? On est encore en démocratie là ? Je crois que la plus belle remarque d’ignorance du genre que j’ai pu entendre c’est « Ouais de toute façon à l’EDF vous pouvez vous permettre de faire grève, vous êtes toujours payés » Alors là on atteint des summums de conneries. Parce que si on est toujours payés quand on fait la grève chez les fonctionnaires, pourquoi est-ce qu’ils se font chier à reprendre le boulot ces cons ?